I
il
PHYSIQUE
où l'œil le perçoit. Mais cette vitesse est quand mêmeappréciable et a étë mesurée plusieurs fois.
1. Méthode de Rœmer. — Le premier satellite de Jupi-ter disparaît dans l'ombre de ce dernier à des intervalleségaux à 42 h. 28' 36".
Supposons que le phénomène s'observe quand la terre
est en T\, Jupiter en Jj ; quand
J,0
i
la terre sera en Ten J
—
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Fig. 100.
S
o
5, Jupiter2 , on observera à nou-veau une immersion ; pen-dant le temps que la Terremet à aller de T, à T 2 , ils'est produit n immersions.
Si la propagation de lalumière était instantanée,on observerait l'immersion en T 2 , un temps égal à n fois42 h. 28' 36" après l'immersion observée en T,.
Or, on observe une différence de temps ; cette diffé-rence correspond donc au temps que la lumière met à par-courir Tj T 2 diamètre de l'orbite terrestre.
Rœmer trouva un nombre qui, corrigé postérieurementpar Delamhre, donna 310.000 kilomètres. En reprenant cescalculs au moyen des données astronomiques plus précisesqu'on possède aujourd'hui, on trouve 299.000 kilomètresà la seconde.
2. Méthode de Fizeau (1839). — Fizeau mesurait lavitesse de la lumière en cherchant le tempsqu'elle mettait à parcourir deux fois la dis-tance Montmartre-Suresnes.
Une roue dentée R tourne suffisammentvite et un rayon lumineux passe en A ; si laroue était immobile, un miroir, placé à unecertaine distance normalement à la direc-tion du rayon, renverrait le rayon lumineuxexactement en A et celui-ci retraverserait la roue. Mais sipendant la durée du trajet la roue a tourné d'une dent, il se
Fig. 401.