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PHYSIQUE
Les sirènes sont généralement constituées, comme lasirène de Cagniard-Latour, par un disque tournant sur l'ar-rivée de vapeur ; le disque en mouvement coupe périodi-quement la vapeur, et, de ce fait, produit le son; les sirènessont généralement munies d'un pavillon allant en s'éva-sant et destiné à diriger le son surtout sur J'avant du bâti-ment.
Sur les bâtiments qui n'ont pas de vapeur à leur disposi-tion, on emploie des cornets que l'on souffle soit mécani-quement, soit simplement à la bouche ; de même, descloches frappées périodiquement peuvent remplir le mêmerôle.
Tous ces appareils sont malheureusement peu puissantset, malgré les prescriptions des Règlements qui en imposentl'emploi d'une manière bien nette, ils sont souvent insuffi-sants. Les cornets et les cloches ne portent guère à plusd'un mille, même dans de bonnes conditions atmosphé-riques.
En outre, toutes ces transmissions aériennes sont influen-cées par le vent et troublées par la pluie et la brume. Unbanc de brume peut intercepter parfaitement le son ; il peutproduire aussi des réflexions telles que la direction appa-rente du son ne peut renseigner sur la position réelle dubâtiment qui fait usage des signaux de brume.
§ IV. — C loches sous-mariises.
L'adoption des signaux sous-marins résulte desremarques faites au sujet de la vitesse de transmission duson dans les liquides : la vitesse est très grande et latransmission très régulière. Cette transmission n'est influen-cée ni par le vent, ni par la brume ; elle sera donc toujourstrès sûre.
Depuis 1905 et 1906, des essais ont été faits sur desappareils réellement pratiques, en Allemagne, en Angle-terre, aux Etats-Unis et au Canada; sitôt après, le déve-