capillarite
hydrostatique, suivant que la surface est convexe ou con-cave. C'est cette force qui produit l'ascension ou la dépres-sion dans les tubes capillaires. Elle varie suivant la courburedes ménisques.
4. Liquides qui ne mouillent pas les solides. — Les loisrelatives à ce cas sont identiquement les mêmes que dansle cas de liquides qui mouillent les solides, mais, au lieud'ascension, on observe des dépressions.
§ IV. — Applications.
I. Colonne liquide emportée par un tube ouvert. —Soit un tube capillaire, dans lequel l'ascension du liquideest h ; il se forme un ménisque concave ; ce ménisque pro-duit (§ III-3) une force verticale N quiéquilibre le poids de la colonne h ; sinous enlevons le tube, il reste du li-quide à l'intérieur; et à sa partie infé-rieure, si on a pris la précaution detailler le bout du tube en biseau, ilse produit un ménisque de mêmeforme, mais convexe, qui donne doncune seconde force N ; les forces verti-cales sont alors égales à 2N, doncelles peuvent soulever une hauteur2/(. La quantité enlevée du liquideest de longueur 2h, double de la hauteur d'ascension dansle tube.
Ce phénomène reçoit une application dans les compte-gouttes ; on a démontré (Loi de Tate) que les gouttesdonnées par un compte-gouttes sont de poids proportionnelaux diamètres des tubes qui les délivrent.
r ig. 46.
2. Exceptions aux lois de l'équilibre des corps flottants. —Une aiguille d'acier légèrement graissée, placée sur del'eau, reste à la surface, bien que son poids soit supérieur