DE l'aLLEJIAGNE.
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tendent que M. Schelling a emprunté au vieux Brunoses meilleures pensées et ils l’accusent de plagiat. Ilsont 1ort, car il n’y a pas de plagiai en philosophie. En1804, le dieu de M. Schelling parut complètement finidans un écrit intitulé : Philosophie et religion. C’est icique nous trouvons dans son entier la doctrine de Vab-solu exprimée en trois formules. La première est lacatégorique : l’absolu n’est ni l’idéal ni le réel (ni es-prit ni matière), mais il est l’identité de tous deux. Laseconde formule est l’hypothétique : quand un sujet etun objet sont en présence, l’absolu est l’égalité essen-tielle de tous deux. La troisième formule est la disjonc-tive : il n’y a qu’un seul être, mais cet être unique peutêtre considéré en même temps , ou tour à tour, commetout à fait idéal, ou tout à fait réel. La première for-mule est toute négative ; la seconde suppose une condi-tion plus difficile à comprendre que la proposition elle-même ; et la troisième formule est tout à fait celle deSpinosa : la substance absolue peut être reconnuecomme pensée ou comme étendue. M. Schelling n’a doncpu s’avancer dans la voie philosophique plus loin queSpinosa, puisqu’on ne peut comprendre l’absolu quesous la forme de ces deux attributs, pensée et étendue.Mais M. Schelling abandonne maintenant la voie philo-sophique , et cherche à arriver par une sorte d’intuitionmystique à la contemplation de l’absolu même ; il cher-che à le contempler dans son point central, dans sonessence, où il n’y a ni idéal ni réel, ni pensée, niéten-