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1 (1863)
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171
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DE l'aLLEJIAGNE.

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tendent que M. Schelling a emprunté au vieux Brunoses meilleures pensées et ils laccusent de plagiat. Ilsont 1ort, car il ny a pas de plagiai en philosophie. En1804, le dieu de M. Schelling parut complètement finidans un écrit intitulé : Philosophie et religion. Cest icique nous trouvons dans son entier la doctrine de Vab-solu exprimée en trois formules. La première est lacatégorique : labsolu nest ni lidéal ni le réel (ni es-prit ni matière), mais il est lidentité de tous deux. Laseconde formule est lhypothétique : quand un sujet etun objet sont en présence, labsolu est légalité essen-tielle de tous deux. La troisième formule est la disjonc-tive : il ny a quun seul être, mais cet être unique peutêtre considéré en même temps , ou tour à tour, commetout à fait idéal, ou tout à fait réel. La première for-mule est toute négative ; la seconde suppose une condi-tion plus difficile à comprendre que la proposition elle-même ; et la troisième formule est tout à fait celle deSpinosa : la substance absolue peut être reconnuecomme pensée ou comme étendue. M. Schelling na doncpu savancer dans la voie philosophique plus loin queSpinosa, puisquon ne peut comprendre labsolu quesous la forme de ces deux attributs, pensée et étendue.Mais M. Schelling abandonne maintenant la voie philo-sophique , et cherche à arriver par une sorte dintuitionmystique à la contemplation de labsolu même ; il cher-che à le contempler dans son point central, dans sonessence, il ny a ni idéal ni réel, ni pensée, niéten-