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1 (1863)
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ŒUVRES DE HENRI HEINE.

due, ni sujet, ni objet, ni esprit, ni matière, mais.... quesais-je ? moi !

Cest que cesse la philosophie chez M. Schelling,et que commence sa poésie , je veux dire la folie. Cest quil rencontre aussi le plus décho chez une fouledextravagants qui se trouvent fort bien dabandonner laréflexion calme, et dimiter en quelque sorte ces der-viches tourneurs qui, selon les récits de notre ami David,pivotent et tourbillonnent jusquà ce que le monde ob-jectif et subjectif échappe à leurs yeux, jusquà ce queces deux mondes se fondent dans un rien blanchâtrequi nest ni idéal ni réel, jusquà ce quils voient quel-que chose qui nest pas visible, entendent ce qui nestpas sensible, voient les sons et entendent les couleurs,jusquà ce quils conçoivent labsolu.

Je crois que cette tentative à concevoir intellectuelle-ment labsolu clôt la carrière philosophique de M. Schel-ling. Un plus grand penseur savance maintenant, quia résumé la philosophie de la nature en un systèmesolide, expliqué par cette synthèse tout le monde desfaits, complété les grandes idées de son prédécesseurpar des idées plus grandes, qui la introduite danstoutes les disciplines, et la par conséquent fondéescientifiquement. Cest un élève de M. Schelling qui,après sêtre emparé, dans le domaine de la philosophie,de toute la puissance de son maître, a dépassé celui-ci,et fini par le rejeter dans lobscurité. Cest le grandHegel, le plus grand philosophe que lAllemagne ait en-