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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
due, ni sujet, ni objet, ni esprit, ni matière, mais.... quesais-je ? moi !
C’est là que cesse la philosophie chez M. Schelling,et que commence sa poésie , je veux dire la folie. C’estlà qu’il rencontre aussi le plus d’écho chez une fouled’extravagants qui se trouvent fort bien d’abandonner laréflexion calme, et d’imiter en quelque sorte ces der-viches tourneurs qui, selon les récits de notre ami David,pivotent et tourbillonnent jusqu’à ce que le monde ob-jectif et subjectif échappe à leurs yeux, jusqu’à ce queces deux mondes se fondent dans un rien blanchâtrequi n’est ni idéal ni réel, jusqu’à ce qu’ils voient quel-que chose qui n’est pas visible, entendent ce qui n’estpas sensible, voient les sons et entendent les couleurs,jusqu’à ce qu’ils conçoivent l’absolu.
Je crois que cette tentative à concevoir intellectuelle-ment l’absolu clôt la carrière philosophique de M. Schel-ling. Un plus grand penseur s’avance maintenant, quia résumé la philosophie de la nature en un systèmesolide, expliqué par cette synthèse tout le monde desfaits, complété les grandes idées de son prédécesseurpar des idées plus grandes, qui l’a introduite danstoutes les disciplines, et l’a par conséquent fondéescientifiquement. C’est un élève de M. Schelling qui,après s’être emparé, dans le domaine de la philosophie,de toute la puissance de son maître, a dépassé celui-ci,et fini par le rejeter dans l’obscurité. C’est le grandHegel, le plus grand philosophe que l’Allemagne ait en-