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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
compter. Et tandis que M. de Lamotte-Fouqué était luavec un plaisir égal par la duchesse et la blanchisseuse,et qu’il brillait comme le soleil des cabinets de lecture,M. Tieck n’était que la lampe lumineuse d’une soiréede thé où les invités, doucement éclairés, humaient lethé et la poésie dans un calme parfait, à la lecture descontes et des nouvelles de M. Tieck. La force de cettepoésie devait ressortir d’autant plus qu’elle contrastaitavec la faiblesse de la boisson ; et à Berlin, où l’on boitle thé le plus anodin, M. Tieck dut passer pour un poètedes plus énergiques. Pendant que les Licier de notreexcellent Uhland retentissaient dans les bois et dans lesvallées, pendant qu’ils sont encore hurlés en chœur parde farouches étudiants et gazouillés par les timidesjeunes filles aux yeux bleus, pas un seul Lied deM. Tieck n’a pénétré nos âmes, n’est resté dans nosoreilles. Le public ne connaît pas un seul Lied du grandpoète lyrique.
Zacharie Werner est né à Kœnigsberg, en Prusse, le18 novembre 1768. Sa liaison avec les Schlegel ne futque sympathique et jamais personnelle. Loin d’eux, ilcomprit ce qu’ils voulaient et fit son possible pourécrire dans leur sens ; mais il ne pouvait s’enthousias-mer que partiellement pour la restauration du moyenâge, il n’en célébra qu’un côté, la hiérarchie catholique.Le côté féodal des vieux temps n’a pas pu remuer sonesprit aussi puissamment. Son compatriote T. À. Hoff-mann, dans les Confrères Sérapions, nous a donné là-