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1 (1863)
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ŒUVRES DE HENRI HEINE.

compter. Et tandis que M. de Lamotte-Fouqué était luavec un plaisir égal par la duchesse et la blanchisseuse,et quil brillait comme le soleil des cabinets de lecture,M. Tieck nétait que la lampe lumineuse dune soiréede thé les invités, doucement éclairés, humaient lethé et la poésie dans un calme parfait, à la lecture descontes et des nouvelles de M. Tieck. La force de cettepoésie devait ressortir dautant plus quelle contrastaitavec la faiblesse de la boisson ; et à Berlin, lon boitle thé le plus anodin, M. Tieck dut passer pour un poètedes plus énergiques. Pendant que les Licier de notreexcellent Uhland retentissaient dans les bois et dans lesvallées, pendant quils sont encore hurlés en chœur parde farouches étudiants et gazouillés par les timidesjeunes filles aux yeux bleus, pas un seul Lied deM. Tieck na pénétré nos âmes, nest resté dans nosoreilles. Le public ne connaît pas un seul Lied du grandpoète lyrique.

Zacharie Werner est à Kœnigsberg, en Prusse, le18 novembre 1768. Sa liaison avec les Schlegel ne futque sympathique et jamais personnelle. Loin deux, ilcomprit ce quils voulaient et fit son possible pourécrire dans leur sens ; mais il ne pouvait senthousias-mer que partiellement pour la restauration du moyenâge, il nen célébra quun côté, la hiérarchie catholique.Le côté féodal des vieux temps na pas pu remuer sonesprit aussi puissamment. Son compatriote T. À. Hoff-mann, dans les Confrères Sérapions, nous a donné-