DE L ALLEMAGNE.
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humain n’a trouvé de plus hautes combinaisons que cellesà l’aide desquelles les anciens jésuites ont cherché à sou-tenir le catholicisme. Ils ne purent réussir, parce qu’ilsétaient animés de zèle, non pas pour le catholicismelui-même, mais pour sa conservation. Quant à la religionen elle-même, ils y tenaient fort peu : aussi profanaient-ils souvent le principe catholique pour assurer sa domi-nation : ils s’entendaient dans l’occasion avec les païens,avec les puissants de la terre; ils servaient leurs goûtset leurs vices ; ils se faisaient assassins et marchands ; etlà où il était besoin, ils se montraient même athées.Mais c’est en vain que leurs confesseurs accordèrent lesplus joyeuses absolutions, et que leurs casuistes se mi-rent à l’œuvre pour innocenter chaque faute et chaquecrime; en vain luttèrent-ils avec les laïques dans les artset dans les sciences pour en faire des moyens de succès,leur impuissance se révéla visiblement. Ils se montrè-rent jaloux de tous les grands savants et de tous les ar-tistes habiles, et ne purent rien créer ni rien produire desublime. Ils ont composé des hymnes pieux et construitdes dômes; mais, dans leurs poésies, gémit l’obéissancetremblante devant les chefs de l’ordre ; et, dans leursédifices on reconnaît un esprit inquiet de servitude;leurs pierres semblent avoir la docilité et la souplesse deceux qui les ont assemblées. M. Barrault disait un jouravec raison : « Les jésuites, ne pouvant élever la terrejusqu’au ciel, ont abaissé le ciel jusqu’à la terre. » Tousleurs efforts et tous leurs travaux furent sans fruit : la