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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
qui se sont distingués dans ce mouvement du roman-tisme 5 mais ce ne sont nullement les tetes les plus émi-nentes de l’école du ci-devant Schelling. Pour écartertoute erreur, il me faut indiquer, en passant, queMM. Oken et François Baader sont supérieurs à tousleurs condisciples vivants. Le premier, l’illustre Oken,est resté fidèle à la doctrine primitive de son maître ;l’autre, M. Baader, a malheureusement trop donné dansle mysticisme ; mais je doute qu’il se soit profondémentabîmé dans l’intrigue ultramontaine, comme on le pré-tend. Il se tient encore un peu séparé de cette pieuseconfrérie de Munich, qui s’est proposé de sauver lareligion par la philosophie.
Tout comme jadis, les philosophes de l’école d’Alexan-drie employaient toute leur sagacité à préserver d’uneruine totale, par leurs déductions allégoriques, le cultechancelant de Jupiter, ainsi nos philosophes allemandstentent quelque chose de semblable pour notre religionmoderne. Il nous semble peu nécessaire de recherchersi ces philosophes ont un but intéressé ou désintéressé ;mais, en les voyant liés avec le parti des prêtres, dontles intérêts matériels reposent sur la religion, nous lesnommerons jésuites. Cependant ils ne doivent pas es-pérer que nous les confondrons avec les anciens jésuites :ceux-là étaient de grands et puissants esprits, pleins desagesse, de force, de volonté. Et vous, faibles que vousêtes, vous pensez que vous triompherez des obstaclesqui pnt fait trébucher ces noirs géants ! Jamais l’esprit