DE ^ALLEMAGNE.
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leurs. M. Steffens a, plus qu’un autre, droit de seplaindre du détournement de ses idées; mais, parmi sesidées, il en est une que personne ne s’est appropriée, etc’est son idée principale. Cette précieuse idée est queHenri Steffens, né le 2 mai 1773, à Stavanger, en Nor-vège , est aujourd’hui le plus grand homme de sonsiècle.
Dans ces derniers temps, cet homme est tombé dansles mains des piétistes, et sa philosophie n’est plus qu’unpiétisme pleureur et à l’eau tiède.
M. Joseph Goerres est un esprit semblable. J’ai déjàparlé plusieurs fois de lui. Il appartient à l’école deM. Schelling. On le connaît, en Allemagne, sous le nomdu quatrième allié. C’est ainsi que le nomma, en 1814,un journaliste français, lorsque, sur l’ordre de la sainte-alliance, il prêchait une haine violente contre la France.M. Goerres a vécu sur ce compliment jusqu’à ce jour.Mais, en effet, personne ne savait si puissamment ani-mer ses compatriotes de haine contre les Français, àl’aide de nos souvenirs nationaux; et le journal qu’ilécrivit dans cette vue, intitulé le Mercure du Rhin, estplein de formules d’évocation qui auraient encore unegrande influence si la guerre s’allumait de nouveau. De-puis, M. Goerres tomba presque dans l’oubli. Les prin-ces, n’ayant plus besoin de lui, l’envoyèrent promener;et, lorsqu’il se mit à gronder, ils le persécutèrent. Onagit avec lui comme les Espagnols de Cuba qui, dansles guerres avec les Indiens, avaient dressé leurs grands
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