DE i/ALLEMAGNE.
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richesses que renfermait sa poitrine, et les Schlegelfurent-ils forcés de les découvrir à l’aide de la magiquebaguette de coudrier. Dès que M. Tieck se trouva encontact avec les Schlegel, tous les trésors de son imagi-nation, de son âme et de son esprit s’ouvrirent: lesdiamants étincelèrent,les perles les plus pures tombèrentpar flots, et, par-dessus tout, éclata l’escarboucle, cejoyau fabuleux, dont les poètes romantiques parlaienttant alors, et qu’ils ont tant chanté. Cette riche poitrinefut la véritable trésorerie où puisèrent les Schlegel poursubvenir aux frais de leurs campagnes littéraires.M. Tieck dut écrire pour l’école les comédies satiriquesdontj’ai parlé, et confectionner en même temps, d’aprèsla nouvelle recette esthétique, une foule de poésies à ladernière façon. C’est là la seconde manière de M. Tieck.Ses productions dramatiques les plus remarquables danscette manière sont : l’Empereur Oclavien , Sainte Ge -neviève et Fortunalus , trois drames composés d’aprèsles livres populaires du même nom. Ces vieilles légendesque le peuple allemand conserve toujours précieu-sement , le poëte les a revêtues d’un riche et nouveauvêtement. Mais, pour moi, j’en conviens, je les préfèredans leur vieille forme simple et naïve. Quelque belle quesoit la Geneviève de M. Tieck, j’aime mieux le livre po-pulaire, mal imprimé à Cologne sur le Rhin, avec demauvaises gravures en bois, où l’on a représenté d’unefaçon touchante la pauvre princesse palatine toute nue,chastement couverte de ses longs cheveux, et fai-te.
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