DE LALLEMAGNE.
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nations, et les condamner ou les absoudre selon le degréde leur croyance. Non, Ilerder regardait toute l’huma-nité comme une liarpe dans la main d’un grand maître;chaque peuple lui semblait une corde particulière decet instrument, et il comprenait l’harmonie universellequi résultait de ces accords différents.
Frédéric Schlegel mourut il y a cinq ans, par suited’un excès gastronomique, dit-on. Il était âgé de cin-quante-six ans. Sa mort occasionna un des plus repous-sants scandales littéraires. Ses amis, le parti cagot, quitient son quartier général à Munich, furent enragés dela manière détachée dont la presse libérale parla de cettemort; ils outragèrent et injurièrent de mille façons leslibéraux allemands; mais toutefois, d’aucun d’eux ilsne purent dire qu’il avait enlevé la femme de son hôte,et qu’il avait, longtemps après, vécu des aumônes dece mari outragé.
Maintenant je dois, puisqu’on le veut, parler de sonfrère aîné, M. Auguste-Guillaume Schlegel. Si c’était enAllemagne que je voulusse encore parler de lui, on meregarderait avec surprise.
Qui parle encore à Paris de la girafe ?
M. Auguste-Guillaume Schlegel est né à Hanovre, le5 septembre 1767. Ce n’est pas de lui que je tiens cetteparticularité. Je n’ai jamais été si peu poli que de m’in-former de son âge. Si je ne me trompe, j’ai trouvé cettedate dans les biographies des femmes savantes de l’Al-lemagne par Spindler. M. A.-G. Schlegel est donc âgé