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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
de soixante-sept ans. M. Alexandre de Humboldt'et quel-ques naturalistes prétendent qu’il est plus âgé. Cliam-pollion était aussi de cette opinion. En parlant de sesservices littéraires, je dois aussi revenir sur ses traduc-tions : là, il rendit réellement de grands services. Satraduction de Sliakspeare est surtout un chef-d’œuvreincomparable. Peut-être, à l’exception deM. Gries et deM. le comte de Platen, M. A.-G. Schlegel est-il le plusgrand métrique de l’Allemagne. Dans tous ses autres tra-vaux, on ne saurait lui accorder que la seconde, oumême la troisième place. Dans la critique esthétique, illui manque, comme je l’ai dit, la base d’une philosophie,et d’autres contemporains le dépassent beaucoup en cegenre, particulièrement Solger. Dans l’étude du vieuxlangage allemand, M. Schlegel est fort au-dessous deM. Jacob Grimm, qui, par sa grammaire, a mis fin àces vues superficielles avec lesquelles on expliquait, àl’exemple des deux frères Schlegel, les monuments denotre langue. M. Schlegel aurait peut-être porté loinl’étude du vieux langage, s’il ne s’était élancé dans lesanskrit. Mais la vieille langue allemande n’était plus demode, et le sanskrit pouvait exciter une nouvelle sensa-tion. Mais aussi dans cette étude il resta en quelque sortedilettante: l’initiative de ses pensées appartient encore àson frère Frédéric; et ce qu’il y a de réel, de scientifiquedans ses inductions sanskrites est l’œuvre, chacun le sait,de son savant collaborateur M. Lassen. M. Franz Bopp,-ùBerlin, est, en Allemagne, le véritable érudit sanskrit, et le