DE L ALLEMAGNE.
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est assez difficile de s’assurer de la vérité. L’hypocrisieest la sœur jumelle de la religion, et elles se ressemblenttant toutes les deux, qu’il est quelquefois impossible deles distinguer. C’est la même figure, le même costume,le même langage. L’une est cependant plus molle dansson parler, et ce mot amour vient plus souvent sur seslèvres. Ici, en France, l’une de ces sœurs est morte, etl’autre en porte le deuil.
Depuis l’apparition du livre de madame de Staël surl’Allemagne, Frédéric Schlegel a encore gratifié le pu-blic de deux grands ouvrages qui sont peut-être sesmeilleures productions, et qui méritent en tous cas lamention la plus favorable. Ce sont : la Sagesse et lalangue des Indiens, et ses Leçons sur l'histoire de lalittérature. Par le premier de ces ouvrages, il n’a passeulement introduit parmi nous l’étude du sanskrit, maisencore il l’a fondée. Il devint pour l’Allemagne ce queWilliams Jones avait été pour l’Angleterre. II avaitappris le sanskrit de la manière la plus originale, et lepetit nombre de fragments qu’il a donnés dans ce livresont traduits admirablement. Grâce à la puissance d’ob-servation dont il était doué, il comprit toute la signifi-cation de la versification épique des Indiens, delà Sloka,qui coule aussi largement dans leur poésie que le Gange,le fleuve aux eaux saintes et limpides. Je puis m’épar-gner les louanges, car l’ouvrage de Frédéric Scldegelsur l’Inde est assurément traduit en français, je netrouve à blâmer que l’arrière-pensée du livre. Il est écrit