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1 (1863)
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255
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DE LALLEMAGNE.

2So

monde. Il voyait se coucher le soleil, et il contemplaitmélancoliquement la place il avait disparu, se plai-gnant des ténèbres quil voyait samonceler à lhorizon ;et il ne songeait pas que, du côté opposé. éclataientdéjà les feux dune nouvelle aurore. Frédéric Schlegelnommait un jour lhistorien un prophète à rebours. Cemot est la meilleure désignation qui puisse lui convenirà lui-même. Le présent lui était odieux ; il était effrayéde lavenir : ce nétait que dans le passé qui lui était sicher, que se portaient ses longs regards de voyant, etseulement il reconnaissait lhéroïsme et le bonheur.Mais, dans les douleurs de notre âge, le pauvre FrédéricSchlegel ne devinait pas les douleurs dun enfantementet dune résurrection ; il ne voyait que lagonie et lesgémissements de la mort, il ne se doutait pas pourquoise déchirait le rideau du temple, pourquoi la terre trem-blait et les rochers sécroulaient ; et la crainte de mourirlui fit prendre la fuite, et lobligea de se réfugier aumilieu des ruines tremblantes de léglise. Lauteur deLucinde trouva ce lieu approprié à la disposition de sonâme. Il avait dépensé dans sa vie un excès de présomp-tion et de gaieté quil trouvait coupable, et il se sentaitle besoin dexpier ces péchés de sa jeunesse et de sonâge mûr. Il se fit catholique.

Lucinde est un roman. Cest, avec quelques poésies etle drame A'Alcircos imité de lespagnol, la seule compo-sition originale qui ait été laissée par Frédéric Schlegel.Dans le temps, les louanges ne manquèrent pas au