ŒUVRES DE IIEKRI HEINE.
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sinon que c’était un merveilleux petit bonhomme dedieu qui fut adoré en Egypte. Ils ne connaissent pasmieux l’un que l’autre, et ils ne se doutent pas de la res-semblance qui se trouve entre eux.
Bien qu’il existe aujourd’hui un grand nombre d’écri-vains allemands qui méritent, bien plus que les Schlegel,une mention étendue, je me vois obligé de consacrerencore quelques lignes à ces derniers pour répondre aureproche de dureté qui m’a été adressé. Malheureuse-ment, ces nouvelles réflexions ne ressembleront pas nonplus à un panégyrique.
Comme j’ai fait autrefois partie, en quelque sorte,des disciples académiques du plus âgé des Schelgel, ilse pourrait qu’on me crût obligé de montrer quelqueclémence à son égard. Mais M. Auguste-GuillaumeSchlegel a-t-il épargné le vieux Burger, son maître, sonpère littéraire ? Nullement; car, dans la littératurecomme dans les forêts des sauvages de l’Amérique sep-tentrionale, les fils assomment leurs pères dès qu’ils sontdevenus vieux et débiles.
J’ai déjà remarqué que Frédéric Schlegel était unesprit plus considérable que M. Auguste-Guillaume ; et,en effet, ce dernier ne subsistait que des idées de sonfrère, qu’il s’entendait à élaborer artistement. FrédéricSchlegel était un profond penseur; il reconnaissait toutesles magnificences du passé, et il sentait toutes les dou-leurs du présent; mais il ne comprenait pas la saintetéde ces douleurs et leur nécessité pour le salut futur du