DE I, ALLEMAGNE.
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partie du public se déclara pour Voss; une plus grandepartie ne se déclara que pour sa cause. Il s’ensuivit desécrits et des réfutations, et les derniers jours du vieilhomme furent remplis d’amertume par tous ces dé-bats. Il avait affaire aux plus fâcheux adversaires, auxprêtres, qui l’attaquèrent en se couvrant de toutes sortes,de robes. Non pas seulement les kripto-catholiques,mais aussi les piétistes, les quiétistes, les mystiquesluthériens, bref, toutes ces sectes supernaturalistesà quelque opinion différente qu’elles appartinssent,et quelque animadversion qu’elles se portassent, seréunirent avec une haine égale contre Voss le ratio-naliste. Sous ce nom, on désigne en Allemagne ceuxqui accordent à la raison ses droits même en matièrereligieuse, par opposition aux sectateurs du dogmesupernaturaliste, qui, en pareille matière, y renoncententièrement. Ces derniers, dans leur haine contre lespauvres rationalistes, ressemblent fort aux habitantsd’une maison de fous, qui, bien qu’en proie à des dé-mences tout opposées, se supportent cependant jusqu’àun certain point les uns les autres, mais qui se sententsaisis d’une rage sans égale contre un homme qu’ils re-gardent comme leur ennemi commun : cet homme n’estautre que le médecin qui veut leur rendre la raison.
Si l’école romantique vit commencer sa ruine par larévélation de ses intrigues ultramontaines, elle reçut enmême temps, dans son propre temple, un coup terrible,et par la main d’un de ces dieux qu’elle avait intronisés
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