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1 (1863)
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208
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ŒUVUES DE II E N III HEINE.

nous avons cru trouver également dans Lessing. Luiaussi, si fort qu’il soit dans la négation, montre quelquefaiblesse dans l’initiative, et rarement il parvient à poserun principe fondamental, plus rarement encore à leposer juste. Il lui manquait un terrain solide, une phi-losophie, un système philosophique. C’est là le cas deMM. Sehlegcl, et ils sont dans une position encore plusdésolante.

Mais si MM. Schlegel ne pouvaient prescrire de théoriearrêtée pour les chefs-d’œuvre qu’ils commandaient auxpoètes de leur école, ils remplaçaient ce vide en pro-posant pour modèles les plus belles œuvres des tempspassés et en les rendant accessibles à leurs disciples ; etc’était surtout sur les œuvres de l’art catholique dumoyen âge qu’ils appelaient leurs regards. Shakspeare,qui est placé à cette limite de l’art, et qui sourit déjà ànos temps modernes avec une clarté et une libertétoutes protestantes, ne fut traduit que dans un but depolémique dont l’explication serait trop longue à donnerici. Cette traduction fut entreprise par M. A.-G. Schle-gel à une époque où l’enthousiasme littéraire n’avaitpas encore tout à fait reculé jusqu’au moyen âge. Plustard, lorsque cela eut lieu, on traduisit Caldéron, et onle mit bien au-dessus de Shakspeare, car on trouvaitchez le poète espagnol la poésie du moyen âge danstoute sa pureté, et conçue sous l’influence de ses institu-tions principales, la chevalerie et le monachisme. Lespieuses comédies de l’ecclésiastique poète castillan,