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1 (1863)
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207
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DE L ALLEMAGNE.

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Ce fut contre cette Littérature que s’éleva, en Alle-magne, dans les dernières années du dernier siècle, uneécole littéraire, que nous nommons l’école romantique, etdont MM. Auguste-Guillaume et Frédéric Sclilegel se sontprésentés comme les gérants, léna, où s’agitaient et setenaient les deux frères au milieu de beaucoup d’espritsdisposés à les suivre, fut le point central d’où se répanditla nouvelle doctrine esthétique. Je dis doctrine, car cetteécole commença par des jugements sur les œuvres d’artdu passé, et par des recettes pour les œuvres d’art del’avenir. L’école de Sclilegel a rendu alors de grandsservices à la critique esthétique. Dans l’appréciationdes œuvres que nous possédons, on signala ou leurs dé-fauts et leurs faiblesses, ou leurs perfections et leursbeautés. Dans la polémique, dans cette investigation etcette recherche des défauts et des vides de l’art, lesdeux Sclilegel furent par-dessus tout les imitateurs duvieux Lessing ; ils se mirent en possession de sa grandeépée de bataille; mais le bras de M. Auguste-GuillaumeSclilegel était beaucoup trop mou et trop grêle, l’œil deson frère Frédéric trop voilé de nuages mystiques, pourqu’ils pussent frapper aussi fort et atteindre aussi sûre-ment que le faisait Lessing. Toutefois dans la critiquespéciale, lorsqu’il s’agit de mettre en leur jour lesbeautés d’un ouvrage, lorsqu’il faut faire ressortir fine-ment ses qualités, MM. Sclilegel surpassent le vieuxLessing. Mais que dire de leurs recettes pour exécuterdes chefs-d’œuvre? Là se révèle une impuissance que