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1 (1863)
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DE l’allemagne.

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arbustes et les fleurs ne croissaient que dans des vasesétroits, et un ciel de verre les préservait du froid et duvent du nord. Dans l’histoire du inonde, un événementn’est pas toujours d’une façon directe le résultat d’unautre, et les événements influent plutôt les uns sur lesautres par intermittence. Ce ne fut pas des savants grecsqui émigrèrent de notre côté après la conquête deByzance, que nous vint l’amour de la Grèce et l’enviegénérale de l’imiter; ce fut plutôt parce que, dans l’artcomme dans la vie réelle, le protestantisme se produi-sait en même temps. LéonX, ce somptueux Médicis,était un protestant aussi zélé que Luther ; et, de mêmequ’à Wittcmberg on protestait en prose latine, à Romeon protestait en pierre, en couleurs et en octaves rimées.Les énergiques images de maître Michel Angelo, lesriantes figures de nymphes de Giulio Romano et l’ivressevoluptueuse, la joie de vivre qui règne dans les vers deMesser Ludovico Ariosto, n’est-ce pas là une oppositionprotestante au vieux, sombre et morose catholicisme? Lapolémique que soutinrent les peintres de l’Italie contrle sacerdotisme exerça peut-être plus d’influence quecelle des théologiens saxons. La chair florissante quibrille sur les tableaux du Titien n’est que le protestan-tisme, et les reins de ses Vénus sont des thèses plusconcluantes que celles qui furent affichées par le hardimoine allemand sur la porte de l’église de Wittemberg.On eût dit alors que les hommes s’étaient sentis tout àcoup délivrés des liens qui les garrottaient depuis plu-