DE LALLEMAGNE.
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avec l’idée de l’artiste ; l’art romantique avait à repré-senter, ou plutôt à indiquer l’infini et des choses toutintellectuelles, et il était obligé de puiser ses moyensdans un système de symboles traditionnels, de bellesparaboles semblables à celles que le Christ employaitpour rendre le spiritualisme de ses idées. De là le carac-tère mystique, énigmatique et merveilleux qui règnedans les œuvres d’art du moyen âge ; l’imagination yfait des efforts incroyables pour rendre, par des imagesmatérielles, ce qui est purement intellectuel; elle inventeles folies les plus gigantesques, elle entasse Ossa surPélion, le Parcival sur le Titurel, pour atteindre jus-qu’au ciel. Chez les peuples où la poésie s’efforce éga-lement de représenter l’infini, et où se présentent aussid’immenses conceptions fantastiques, comme chez lesScandinaves et chez les Indiens, nous trouvons des com-positions véritablement romantiques, et auxquellesnous sommes forcés de donner ce nom.
Quant à la musique du moyen âge , il serait difficiled’en parler avec quelques développements. Les docu-ments nous manquent. Ce n’est que tard, dans lexvi e siècle, que parurent les chefs-d’œuvre de musiqued’église des maîtres renommés, dont on ne saurait fairetrop de cas dans leur genre; car ils expriment avec unepureté admirable le spiritualisme qui est l’essence del’église chrétienne.
Les arts de la mémoire, qui sont spiritualistes de leur