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1 (1863)
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196
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ŒUVRES DE HENRI HEINE.

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ment identiques à ce quelles doivent représenter, àlidée que lartiste veut reproduire. Par exemple, la vieerrante dOdysseus ne signifie rien autre chose, sinon lavie errante de lhomme qui était fils de Laertès, mari dePénélopéia, et qui se nommait Odysseus; leBacchusquenous voyons au Louvre nest rien autre chose que lai-mable fils de Sémélé, les yeux remplis dune mélan-colie audacieuse, et une divine volupté répandue sur leslèvres mollement arrondies. 11 en est autrement danslart romantique :, les vains pèlerinages dun cheva-lier ont en outre une signification ésotérique; ils indi-quent peut-être les vains pèlerinages de la vie; le dragonqui est vaincu est le péché; lamandier qui répand doloin ses parfums sur les voyageurs, cest la Trinité, Dieule père, Dieu le Fils et le Saint-Esprit, qui font un tout,comme la noix, lécorce et le noyau forment une seuleamande. Quand Homère peint larmure de son héros,ce nest rien autre chose quune bonne armure qui vauttant et tant de bœufs; mais quand un moine du moyenâge décrit le vêtement de la mère de Dieu, on peut senfier à lui : sous ces habits divers, il a imaginé autant devertus, un sens particulier est caché sous cette sainteenveloppe de la Vierge immaculée, qui, son fils étant lenoyau de lamande, est chantée fort raisonnablementsous le nom de la fleur damandier. Cest le caractèrede la poésie du moyen âge que nous nommons roman-tique. Lart classique avait à reproduire une forme dé-terminée, le réel, et ses images pouvaient sidentifier