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ŒUVRES DE IIENIU HEINE.
fînée et le goût le plus décidé des combats et des aven-tures. Du milieu des riantes et folles arabesques, desfleurs fantastiques et des chimères de ces poèmes, troisbelles figures nous saluent : ce sont le précieux lvain,l’excellent Lancelot du Lac et le vaillant, le galant,l’honnête, mais un peu ennuyeux Vigalois. Auprès deces légendes, nous en trouvons une qui leur tient .deprès, la légende du saint Graal. où l’on exalte la cheva-lerie religieuse et ecclésiastique; et là se présentent ànous trois des épopées les plus grandioses du moyenâge, le Titurei, le Parcival et te Lohengrin. Ici nousnous trouvons face à face avec la poésie romantique ;nous plongeons profondément nos regards dans sesgrands yeux mélancoliques; elle nous environne, sansque nous nous en apercevions, de ses filets scolastiques,et elle nous entraîne dans les profondeurs du mysticismede cette époque. Enfin nous trouvons des poésies de cevieux temps qui ne sont pas vouées absolument au spi-ritualisme chrétien, dans lesquelles il est même frondé,où le poète secoue les chaînes des abstractions de lavertu chrétienne, et ce n’est pas précisément le plusmauvais poète qui nous a laissé le principal ouvrageécrit dans cette direction, le poème de Tristan etYseulle. Je dois même dire que Gottfried de Strasbourg,l’auteur de cette charmante épopée d’amour, est peut-être le plus grand poète du moyen âge, et qu’il sur-passe les belles inventions de Wolfram de Eschilbach,que nous admirons dans le Parcival et dans les frag-