DE I.’ALLEMAGNE.
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de la nature, M. Sleffens, proclamait le principe envertu duquel la classe des paysans doit être distinguéede la noblesse, parce que le paysan a reçu de la naturele droit de travailler sans jouir, et le noble celui de jouirsans travailler... Tout récemment, il y a de cela quel-ques mois, un gentillâtre de Westphalie, maître sot, apublié un mémoire dans lequel il supplie le gouverne-ment de sa majesté le roi de Prusse d’avoir égard auparallélisme conséquent que la philosophie démontredans l’organisme du monde, et de faire des séparationspolitiques plus sévères, vu qu’à l’instar de ce qui se voitdans la nature, où sont les quatre éléments, le feu, l’air,l’eau et la terre, il y a dans la société quatre élémentsanalogues qui sont la noblesse, le clergé, les bourgeoiset les paysans.
Quand on vit bourgeonner de l’arbre philosophiquedes folies aussi affligeantes, qui s’épanouirent en fleursempoisonnées; quand on remarqua surtout que la jeu-nesse allemande, abîmée dans les abstractions méta-physiques, oubliait les intérêts les plus pressants del’époque, et qu’elle était devenue inhabile à la vie pra-tique , les patriotes et les amis de la liberté durentéprouver un juste ressentiment contre la philosophie, etquelques-uns ont été jusqu’à rompre avec elle commeavec un jeu frivole et stérile en résultats.
Nous ne serons pas assez sot pour réfuter sérieuse-ment ces mécontents. La philosophie allemande estune affaire importante qui regarde l’humanité tout