DE L ALLEMAGNE.
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errer comme un fantôme avec ses grands yeux pâles etson visage abattu et amorti, image douloureuse d’uneroyauté déchue. Pour Hegel, il se fit couronner, etmalheureusement oindre aussi quelque peu à Berlin, etil régna depuis lors sur la philosophie allemande.
Notre révolution philosophique est terminée ; Hegel afermé ce grand cercle. Nous ne voyons plus maintenantque développements et perfectionnements de la philo-sophie de la nature. Celle-ci, comme je l’ai déjà dit, apénéti’é dans toutes les sciences et y a produit les résul-tats les plus extraordinaires et les plus grandioses. Il afallu, comme je l’ai aussi indiqué, supporter en revanchebeaucoup de manifestations contrariantes. Tous cesfaits se sont produits en si grand nombre et sous tant deformes, qu’il faudrait un livre exprès pour les décrire.C’est ici la partie véritablement intéressante et coloréede notre histoire philosophique. Je suis pourtant con-vaincu qu’il sera plus utile pour les Français de n’enrien connaître (au moins pour le moment), car ces ex-plications pourraient contribuer à embrouiller encoreplus les têtes en France 5 beaucoup de notions de laphilosophie de la nature, détachées de leur ensemble,pourraient faire beaucoup de mal chez vous. Je sais aumoins que, si vous aviez connu, en 1830, une partie decette philosophie, vous n’auriez jamais pu faire la révo-lution de juillet. Il fallait, pour cette circonstance, unéconcentration de pensées et de forces, une généreuseunité, une certaine vertu, une irréflexion suffisante, telle