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1 (1863)
Entstehung
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165
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de i/allemagne.

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Fichte, homme opiniâtre, ce qui va sans dire, nevoulut jamais convenir de cette grande transformation.Il soutint que sa philosophie était toujours la même, etque l’expression seule en était changée et améliorée. Ilprétendait aussi que la philosophie de la nature , quisurgit alors en Allemagne et supplanta l’idéalisme,était tout à fait son propre système au fond, et que sonélève, M. Joseph Schelling, qui s’était détaché de lui etavait introduit cette philosophie, n’avait fait que retour-ner les termes et étendre son ancienne doctrine par desadditions fastidieuses.

Nous arrivons ici à une nouvelle phase de la penséeallemande. Nous venons de prononcer les noms deJoseph Schelling et de philosophie de la nature ; maiscomme le premier est passablement inconnu ici, et quele mot philosophie de la nature n'est pas trop biencompris, il faut que j’en donne le sens. Nous ne pouvonssans doute épuiser cette matière dans cette esquisse;nous ne voulons que prévenir aujourd’hui quelques er-reurs , et attirer l’attention sur l’importance sociale decette philosophie.

Il faut d’abord convenir que Fichte n’avait pas grandtort de soutenir que la doctrine de M. Joseph Schellingétait tout à fait la sienne, mais autrement formulée etaugmentée. Fichte, tout comme M. Joseph Schelling,enseignait : qu’il n’existe qu’un seul êtrç, le moi , l’ab-solu ; il enseignait également l’identité de l’idéal et duréel. Dans la Doctrine de la science, comme je l’ai