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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
parlent entre eux. Les pauvres prisonniers ne peuventvoir ces hommes qui ne sont pas de la hauteur du mur;et, des statues qui dépassent cette élévation, ils nevoient que les ombres qui se promènent sur la murailleen face d’eux. Us prennent alors ces ombres pour lesobjets eux-mêmes , et, trompés par l’écho de leur pri-son , croient que ce sont les ombres qui parlciit entrfelles.
La précédente philosophie, qui allait furetant partoutpour amasser sur toutes choses des indices et des faitsqu’elle classait ensuite, prit fin à l’apparition de Kant.Celui-ci ramena les recherches dans les profondeurs del’esprit humain, et s’enquit de ce qui s’y, passait. Ce n’estpas sans raison qu’il compare sa philosophie à la mé-thode de Copernic. Autrefois, quand on laissait tran-quille la terre autour de laquelle on faisait tourner lesoleil, les calculs astronomiques ne concordaient pastoujours très-bien. Alors Copernic fit rester le soleilimmobile et tourner la terre autour du soleil, et sur-le-champ tout s’arrangea à merveille. Jadis la raison,comme le soleil, courait autour du mondé des faits pourles éclairer de sa lumière. Mais Kant fait demeurer enplace la raison , et le monde des faits tourne autour ets’éclaire à mesure qu’il arrive à portée de ce soleilintellectuel.
Ce peu de mots, par lesquels j’ai indiqué la tâche deKant, suffit pour faire comprendre que je regardecomme la partie la plus importante, comme le point