DE ^ALLEMAGNE.
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central de sa philosophie-, la section de son livre où iltraite des phénomènes, et des noumènes. Kant fait eneffet une différence entre les apparitions des choses etles choses elles-mêmes. Comme nous ne pouvons riensavoir des objets qu’autant qu’ils se manifestent à nouspar leur apparition, et que les objets ne se montrent pasà nous comme ils sont en eux-mêmes et par eux-mêmes , Kant a nommé les objets tels qu’ils nous appa-raissent, phénomènes, et noumènes les objets tels qu’ilssont en eux-mêmes. Nous ne pouvons donc connaîtreles choses que comme phénomènes, et non comme nou-mènes. Les derniers sont purement problématiques :nous ne pouvons dire ni qu’ils existent, ni qu’ilsn’existent pas. Le mot noumènes n’a été opposé à celuide phénomènes que pour pouvoir parler des choses audegré où elles sont reconnaissables pour nous, sansoccuper notre jugement de celles qui lui sont inacces-sibles. Kant n’a donc point, comme plusieurs maîtresque je ne veux pas nommer, distingué les objets enphénomènes et en noumènes, c’est-à-dirè en chosesqui existent et en choses qui n’existent pas pour nous.Ce serait là un véritable Bull irlandais en philosophie.Il n’a voulu exprimer qu’une donnée de limites. Dieuest, selon Kant, un noumène. Par suite de son argu-mentation, cet être idéal et transcendental, qu’on avaitjusqu’alors nommé Dieu, n’est qu’une supposition. C’estle résultat d’une illusion naturelle. Oui, Kant démontrecomment nous ne pouvons rien savoir sur ce noumène^