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1 (1863)
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DE LALLEMAGNE.

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ce garçon emporté, l’enleva par le toit, et personne nesut jamais où il était allé.

Bien que je porte le plus grand respect à notre grandmaître Martin Luther, il me semble qu’il a complètementméconnu le caractère du diable. Celui-ci ne parla jamaisdu corps avec autant de mépris qu’il le fait en cette cir-constance. Quelque mal qu’on ait dit du diable jusqu’ici,on ne saurait l’accuser d’être spiritualiste.

Mais Martin Luther méconnut encore plus les sentimentsdu pape et de l’église catholique. Dans une stricte impar-tialité, je dois les défendre tous deux, comme j’ai défendule diable contre le zèle par trop ardent du grand homme.En vérité, si on s’adressait à ma conscience, je convien-drais que le pape Léon X n’avait pas du tout tort au fond,et que Luther n’a nullement compris les dernières raisonsde l’église catholique. Luther n’avait pas compris, eneffet, que l’idée fondamentale du christianisme, l’anéan-tissement de la vie sensuelle, était trop en contradictionavec la nature humaine pour être jamais entièrementexécutable; il n’avait pas compris que le christianisme, telqu’il se trouvait alors, était un concordat entre Dieu et lediable, c’est-à-dire entre l’esprit et la matière, où la do-mination absolue de l’esprit était admise en théorie, maisoù la matière était mise en état d’exercer par la pratiquetous ses droits annulés. De là un prudent accommodementque l’Église avait établi au profit des sens, bien que conçusous une forme qui flétrissait tout acte de la sensualitéet consacrait la superbe usurpation de l’esprit. —11 t’est