UE LALLEMAGNE.
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ou qu’on poursuit. Les choses ne se passaient pas mieuxen Occident. Rome voulait toujours dominer. Quand seslégions succombaient, elle envoyait des dogmes dansles provinces. Toutes les discussions de croyances avaientdes usurpations romaines pour bases. Il s’agissait deconsolider la puissance suprême de l’évêque de Rome.Celui-ci était toujours très-tolérant pour les articles defoi proprement dits, mais il vomissait feu et flamme dèsqu’on touchait aux droits de l’Église. Il ne disputait pasbeaucoup sur les personnes en Jésus-Christ, mais beau-coup sur les conséquences des décrétales d’Isidore. Ilcentralisait son pouvoir par le droit canonique, parl’installation des évêques, par le rabaissement de l’au-torité des princes, par des fondations d’ordres monas-tiques , par le célibat des prêtres, etc.
Mais tout cela était-ce le christianisme? L’idée duchristianisme se révèle-t-elle à nous pendant la lecturede cette histoire? Et cette idée, je le demande encore,quelle est-elle?
En jetant un regard libre de préjugés dans l’histoiredes Manichéens et des Gnostiques, on pourrait déjàdécouvrir, dans le premier siècle de l’ère chrétienne,comment cette idée s’est formée, et comment elle s’estmanifestée dans le monde. Bien que les uns aient étédéclarés hérétiques, que les autres soient décriés, et quel’église les ait condamnés tous, leur influence sur ledogme s’est cependant conservée, l’art chrétien s’estdéveloppé de leurs symboles, et leu»’ f açon de voir s’est