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1 (1863)
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DF. LALLEMAGNE.

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ment lié à lancien régime. Lun ne pouvait êlre ébranlétant que lautre eût continué dexercer son influence surla multitude. Il fallut que Voltaire fit entendre son riretranchant avant que Samson pût laisser tomber sa hache.Mais le rire de Voltaire na rien prouvé; il a produit uneffet tout brutal, comme lignoble hache de Samson.Voltaire na fait que blesser le corps du christianisme :tous ses sarcasmes, puisés dans lhistoire de léglise ;toutes ses épigrammes sur le dogme et le culte, sur laBible, ce saint livre de lhumanité, sur la Vierge Marie,la plus belle fleur de la poésie ; tout ce carquois, hérisséde flèches philosophiques quil décocha contre le clergéet la prêtrise, ne blessa que lenveloppe mortelle duchristianisme, et non pas son essence intérieure; il neput atteindre ni les profondeurs de son génie ni sonâme immortelle.

Car le christianisme est une idée ; et, en cette qualité,il est indestructible, immortel, comme le sont les idées.Mais cette idée, quest-elle ?

Cest parce quon na pas encore conçu clairement celteidée, parce quon a pris ses formes extérieures pour saréalité, quil nexiste pas une histoire du christianisme.Bien que deux partis opposés écrivent lhistoire de léglise,et se contredisent constamment, ils sont cependant dac-cord en cela quils ne disent précisément ni lun ni lautrece quest après tout cette idée qui fut lessence du chris-tianisme , cette idée qui sefforce de se révéler dans sasymbolique, dans son dogme et dans son culte , et quii. 1.