SUR VERRE.
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verre, et non y incorpor<5e, n’a pu r^sister ä ce genre de frot-tement. II en est de meme pour les lableaux prdcieux quitombent dans les mains des restaurateurs ignorans.
Les vitraux de la chapelle d’Ecouen, que j’ai egalementrecueillis, sont beaucoup plus soignds et mieux conservds.Deux panneaux en forment la eollection : ils ont dtd exdcu-tes d’apres le Prhmatice, et reprdsentent la Nativitd du Christet sa Circoncision. Les compositions en sont belles, riches,et les airs de lete fort gracieux. Ils sont postdrieurs de quel-ques anndes ä ceux ci-dessus citds. Je les ai places dans lasalle du seizieme siede.
Pmaigrier, dont j'ai parld plus haut, a peint beaucoupde vitraux ä Paris : les principaux dtaient ä Saint-Jacques-la-Boudierie , ä Saint-Etienne-du-Mont, a la Madeleine etä Sainle-Croix en la dtd; ceux-ci, malgrd mes observations,ont ete detruits. II avait aussi peint ceux de' Saint-Mery etde Saint-Bartlidlemy.
L’histoire dit que Lebrun et Mignard allaient admirer äSaint-Mddard ( je ne sais dans quelle chapelle ) d’anciensvitraux, pour la correctiou de leurs dessins et la purete deleur slyle.
Vitraux de Saint-Gervais.
Les vitraux de ce temple sont prdeieux : trois artistes fa-meux yont laisse de leurs productions. Jean Cousin a peinten 1587 l es vitraux du chceur ; les plus beaux sont le mar-tyre de saint Laurent, la Samaritaine conversant avec leChrist, et le Paralylique. Un de ces vitraux a dtd ddtruit.
Les autres vitraux , moins prdeieux, sont de Pinaigfier,ci-dessus citdj ils n’ont rien de piquant , et sont encore surplace, ainsi que ceux de Jean Cousin. Pinaigrier a peint dansla catiddrale de Chartres plusieurs vitraux signes de 1527 etde i53o.
Lesueur , eraploye ä la de'coration d’une des chapelles dutemple dit Sainl-Gervais , dont on remarque un tableau re-prdseutant le Christ portö au tombeau, ( tableau que j’aifait restaurer ) qui mainlenant est au Musdum, a faitpeindresur ses dessins en i65r, par Perriu , trois panneaux repre,-sentant le martyre de saint Gervais , celui de saint Prolais,et une fuite en Egypte. Ils ont el£ execut^s en grisaille. Cesmorceaux, ornös d’arabesques du meme auteur, ontdtdreu-nis par mes soins dans ce Musee.