DE LA PEINTUEE
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Jean Cousin a peint, pour ce inonaslere , un vitrail re-prdsentanl un calvaire, dont j’ai recueilli quelques debris :ce cpii en resle lait regretler ce qui a eie detruit : le dessineil est fier et vigoureux, la couleuv belle et l'ajustement d’uugraud style : oti appercoit aisemenl que ce mailre etait nourrides productions de Raphael.
Vitraux de la Sainte-Chapelle de Vincennes.
Les plus beaux moiiumens de ce genre qui soient enFrance soot les vitraux cjtie Jean Cousin a peints dans lachapelle de Vincennes, J’ai long-lemps sollicild leur depla-cement pour les preserver des degradations auxquelles ils ontete livrbs depuis plusieurs anndes. Le ministre Benezecli ,dont le zele et l’amour pour les arts sont reconuus, m’a au-torise ä ies rdunir dans (e Musde que je dirige, pour coin-pleter uue collection prdcieuse ä la chimie et ä l'histoire del’art du dessin. Plusieurs de cos vitraux out etd totalementabymds par ia grele ; ils reprdsentaient divers passages del’Apocalypse. Ceux qui sont conserves sont au nombre desept. Les deuxplus beaux dtaieut dans le sanctuaire : la com-position en est vigoureuse ; eile represenle la chüle du mondeinrdes approches du jugement dernier : la terre est ebranlee;des ilammes soulevent les Hots de la mer ronlant des mal-heurenx qui cherchent a couibattre la mort qui veut les Trap-per. Des anges, au milieu des dclairs, sonnent la trotnpelleuniverselle. Ces contrastes sont frappans et louchent Tarnedu spectateur. Chacun des sujets est divise par des encadre-inens peints en grisaille, formant des voules , de i'acon adonner de la suite aux sujets. Ou voit dans les angles du hautles chifi’res d’Henri II et de Diane de Poifiers , et dans lebas des grpupes des trophees de gnerre, ornes de salamaiHdres. Les vitraux de lanefont la meine distnbution; ils re-presentent les portraits en pied de Francois I er et Henri II,de grandeur naturelle. Plusieurs out ete tres - degrades parles passaus, qui y lancaienl des pierres, etc. Au bas de l’uudes deux, on voit la Vierge ayant l’enfant Jesus sur sesgenoux.
Ces peintures sont sublimes; elles ont plutot I’air d’etreexdcutees sur la toile que sur le verre. Jean Cousin y a reuniet employe toutes les ressources de son art. Son dessin sein-*ble etre celui de Jules Romain ; sa couleur et son l’aire ,celui du Corrdge.
Une fausse tradilion annoi^aii que Jean Cousin avait exd-cutc ses peintures sur des cartons de Jules Romain ; c’est uue