DE LA PEIN TU IlE
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de Cimnbue, premier peintre verlier connu. II vivait imsiede plus lard cpie les artistes dont je vieiis de parier. Quoi-que le mdrile de Ciinabud ne fut pas au-dessus de celui de110s arlistes verriers, qiti alors n’dtaient que les disciples d’au-tres mailres, ses contemporains ont cependant rendu justicea son merite, et ont su transmetlre ä la posldrild son nomet l’dpoque de sa naissance , tandis que, diez nous, les jalouxet les iutrigans etoulFent souvent le vrai merite , et ne lais-sent pas meine h leurs compatriotes, amis des arts, la doucesatisfaction de tracer dans l’histoire leur nom ou ceux desarlistes qui les ont instruits. Je die, ä ce sujet, l’exemple deJean Gougeon et de Germain Pilon, les plus habiles sculp-teurs Francais vivant dans les siecles derniers. Ces artistespourraient etre reclamds par toules les nations , car on nesait ni ou ils sollt lies ni oii ils sont morts; et, saus les re-gistres morluaires des paroisses, on ne ponrrail savoir la datede leur ddces. Heureusement que, pour la Chronologie desarts, il s’esl trouve uue maniere, pour ainsi dire imrnortelle,de transmetlre a la poslerite, par la peinture , des faits his-toriques, des allegories, etc., qui nous sont parvenus aussiFrais que sortant des mains des artistes, sans que le temps aitpu les atteindre, ou que des procddes souvent barbares, ein-ployes par des restaurateurs ignorans, les aient altdrds.
Vitraux du Temple , par Albert Dürer .
Les plus grands vitraux, qui viennemt de l’dglise du Tem-ple , que j’ai rdunis dans ce Musde , ne datent pomt de 1 e-poque de cet edifice, qui remonte vers 1160. Ils garnissaientvingt croisdes de celle dglise , qui, au premier coup d’oeil ,iuspirait le respect.
Les vitraux dont je parle sont composds et peints par Al-bert Dürer , fondateur de ler.ole allemandej ils sont intdres-sans sous bien des rapports , et reprdsentent les sujets les plusfrappans de la vie du Christ, commeu^ant depuis sa nais-sance , en le suivant jusqu’au tombeau. L’ordonnance en estgrande, les composilions bien pensdes, et les developpemenssont riclies. Albert Dürer, nd coloriste , j a rdpandu beau-coup de chaleur et de vivacitd. Les couleurs en sont helleset vigotirenses , le dessin correct, et l’architecture d un bongenre. La fabrique, dans sa partie , y oü're une curiositd rare ;c'est la grandeur des pieces. Ces monumens, immortels pourAlbert Dürer, annoncent que le golhicisme alors commen-cait ä s’eloigner de la France.
Ils ont de remarquable que le verre en dtant dpais, et que