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Description historique et chronologique des monumens de sculpture, réunis au Musée des monumens français
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3o4 DE LA PEINTURE

Samuel Piliscus, da ns son dictiounaire Lexicon Antiqui-lattun Romcinariun, ue parle eil aucune facon des vitres ouvilraux romains, mnis seulement des plaques d’albätre trans-parent , qui donnaient un jour doux , qui, selon moi, devaitressembler ä celui que procureraient des glaces doucies desdeux coles.

L’auteur, qui parle avec le plus de prdcision sur le verreplat des Romains , saus cependant croire qu'ils en fissentpour leurs feuetres le mime usage que nous , c’est Boze , äqui feu Soufilot, ä son retour d'Itulie , en avait donne un mor-ceau qui venait d’Herculanum , qtii avait pres de trois liguesdipaisseur. II £tait bien dtendu, fort transparent, d’une cou-Jeur approchaut du vert, et qui avait evidemmentetd souflle,puisque trois cueilles y dtaient tres-sensibles.

Tont le monde sait que le gendre de Sylla , Marcus Scau-rus, pendant son edilile, avait fait construire ii Rome unthdätre diuie magnificence extraordinaire , dont le second«Stage de Ja scetie etait incrustd de verre.

Les Romains tiraient aussi de Sidon du verre noiromniedu jayet, qu’ils scellaient daus les rnurs de leurs chatnbres.

Pline dit en termes formeis , que les auciens avaient letalent de peindre le verre de differentes couleurs, et d’imiterles pierres piicieuses.

Keanmoins l’usage des vitres est beaucoup post^rieur ä laddcouverte du verre, et long-temps nos aieux ne recurentle jour que par des ouvertures, qui n’etaient defendues desinjures de l’air que par des volets de bois, ensuite par deschassis garnis de canevns, de papier, etc.

Ce qui fait qu’on ne peut reconnaitre pour le momentles verres biancs, qui doiventdaterde laplus haute antiquitd;c’est que l’ceil ne peut appercevoir la difference d’un verreLiane de quelques siecles, d’avec un verre blanc de quelquesannees.

Les vilraux peints sont plus faciles a reconnaitre , soit parles costumes qu’ils offrent, les legendes gothiques quiysontiraedes, les sujets qu’ils represeutent, etc.

Mais, en gdneral, plusnous remontons dans les vitraux go-ihiques, et plus nous appercevons qu’ils dtaient d’une tres-pelite etendue. Les grands monumens qui nous les out trans-inis, sont les cluiteaux, les palais et les eglises.

.Te crois que, dans ces derniers edifices, les vitraux, ainsipeints, itaient d’une necessite absolue, non seulement pourretracer ä l’imngination les sujets du culle, conserver un airde rnysticitd, mais encore preserver de l’actiou du soleil desetres rdunis en plein jour dans un lieu oü ils reslaient long-