MOSUMENS
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rinlhe, d’apres le panier Henri qui ombrageait les cendresd’une jeune beautd que la tendresse maternelle avait enf’er-rnees dans ]a tombe, apres les avoir arrosdes de son lait etde ses larmes, ( Voyez Vilruve. ) Les malheurs de Carie,viIle du Pdloponese , donnerenl lieu ä l’invention des ca-riatides.
La mosaique, considdrde comme un genre de ddcoralion ,a pris son origine ä la suite des arts d’imitation, et des sanaissance eet art Tut employd par les arcbitectes dans les mo-linmens publics, soit en incrustation, soit eu pavemeut.ilserait ä desirerque nos habiles archilectes, ä i’itnitation desAnciens, liassent ä leurs savantes dldvations cet artintdres-sant qui est stisceptible de produire les plus grands efFets.
Avant que d’arriveräla pevfection de la mosaique, l’on aciomrnence par inscrusler des cailloux , des morceaux deverres colords, des pates et des plaques d’dmaux 011 de mar-bre : peu a peu on les reduisit en pelites parties, et cet art,cullive avec soin , prit une si gründe prdponddrance dans laGrece, que les arlistes ies plus cdlebres s’eu occupereut, etqu’ils parvinrent a produire les lableaux les plus irappans.Pline parle d’un certaiu Sosus qui travaillait ä Pergame, etqui exceilait dans l’art de fabriquer ies mosaiques. Eil iy 63on ddcouvril ä Pompdia plusieurs mosaiques de la main deDioscoride, si l’on en juga,d’apres les inscriplious dout ellessont revelues.
Les Golhs labriquerent aussi des mosaiques; mais, commeils n’avaient aucune counaissance des regles du dessin,ilsne produisirent que des figures informes, ainsi qu’on peutle vdrifier dans ce Musde, d’apres la tombe qui couvraitFjv'degonde, morle en Ö97 , ddcrite dans ce volume , n° 7.Idans le onzieme siede 0:1 fabriquait aussi des mosaiques enFrance. ( Voyez le n° 4 2 9 ci-dessus citd. )
La pralique de la mosaique se perpetua malgre l’iguorancequi dominaif alors , et cet art lut cultivd dans Rome vers lequatorziemesiede , et a Florence apres. Un prdsidentau par-lementde Paris, nomme David , fit fabriquer, sous ses yeuxet ä ses frais, une mosaique qui est dalee de löoo. ( Voyezdans le quiuzieme siede, le 11" 1 56 . )
Vers la lin du siede dernier, le goüt pour les mosaiquesprit ä Rome avec cetle fureur qui mene necessairement ä laperfection; et les derniers papes lirent des depenses considd-rables pour soutenir et encourager des mosaisles habiles, dontils etaient jaloux de possdder exclusivement les productions.Usfirent executer par ces artistes une grande partie des ta-bleaux du Vaticaji, de la mailt de Raphel; et,cesmonu-