DU QDINZlhlE SIECLE. l6l
placees isolement, eiles fout voir sur l’autre face Je style deJ’architecture arabe, teile quelle avait dt6 misS eil pratiquedans nos contrees depuis les voyages fröquens que les Fran-cais firent en Asie.
Ce beau monument, exec.utb en x5oo, pour Ja cliapellad’Amboise, au chateau de Gailion, avait donn£ ä la com»rnune du lieu par l’acqudreur du cbäteau. Le citoyen Ba-rocke, maire de cette commune, dont Ja sollicituda seporte tonte enliere vers Ja prospdritd de cette ville, en afait hommage au Musde, au nom des liabitans de Gailion ,qui ont bien voulu s’en dessaisir en faveur des arts.
N° 558 ( bis. )
Description des monumensprovenant du chdteaude Gaillon, qui ddcorent la deuxieme courde ce Mus de.
La deuxieme cour du Musde prdsente quatre portiquesimmenses , ( ddja deux sont eleves ) composes de deux or-dres d’architecture l’un sur l’autre, Ü la maniere du temps,cliarg^s d’arabesques , de pilastres sculptds, de frises, de bas-reliefs et d’ornemens, du dessin le plus ldger , et parfaite-nient dans le style des arabesques que Raphael a peints auVatican; plus, une grande colonnade, aussi dans le gout ara-besque, le tout scnlptö en pierre de Vernon. 1Les neuf bas-reliefs qui decorent la frise de la facade pla-cde ä droite, en entrant dans la cour, reprdsentent des sujetspris dans les Actes des Apotres. Marchand , nd ä Orleans,
’ Le ministre Chaptal, en homme äclairä et en ami des arts, a re-connu l’importance du monument historique que j’älbve aux arts etaux Sciences ; sur ma demande , il vient de mettre it ma dispositionles fouds näcessaires pour faire transporter ä Paris quatre portiqueset une portion d’architecture assez considärable du chateau de Gailton,que le propriätaire a! bien voulu me cäder pour les conserver, etpour en orner le Musee que je dirige.
Mon terrain m’offre, par sa disposition Daturelle , les moyensd’exäcuter un projet que j’ai conyu dans mon plan chronologique desmonumens francais. Ii präsente trois cours par son ancienne divisiou ,de manibre qu’avec les dämolitions d’anciens äditices, j’en forme troissibcles differens. La premibre , bätie avec une partie du chateau d’A-net, que j’ai transportäe, repräsentera le seizibme sibcle ; la seconde,composäe avec les däbris arabesques du chateau de Gaillon, construitpour le Cardinal d’Amboise, montrera l’architecture du quinzibrae. Jesuis ä la recberche d’un ädifice 'arabe , dit improprement gothique ,pour composer l’ensemble de la troisibme cour qui mbne ü l’Elysäe,
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