DU QUIN ZIEME SIECLE. 15 jr
en adopter d’extremement courtes, ornees de bordures ex-travagantes ponr la largueur ; leurs coiffures' < 5 taient des bour-relets fort larges, surmontds d’un baut bonnet pointu enforme de pain de sucre. ( Vnye.z Montfaucon. ) Cette coiffureressemble assez ä celle de nos Cauclioises; elles tressaientleurs cbeveux.
Charles VII dtablit, en 1448; unetroupe ä laquelle il donnale tilre de francs-archers. Voici ce que rapporte son ordon-nance. « Ordonnons qu'en ehaque paroisse de notre royaumeily aura un arclier qui serä et se tiendra conlinueliementen habillement süffisant et convenable de salade, dague, es-pee, arc , trousse jaque. ou uque de brigadine et seront ap-peles \esfrancs-archcrs.»
Suivant Mdzerai, il y avait en ce temps-lä peu d’infan-terie en France. Le roi, pour en avoir une bonne et bienentretenue, ordonna que ehaque village du royaume lui four-nirait et paierait un arclier ä pied, choisi J d’entre soixantejeunes liommes, lequel serait franc de toutes tailles et sub-sides; ä cause de quoi onles nomma \esfrancs-archers. Cettemilice faisait un corps de vingt-deux ou vingt - trois millehommes.
La salade dtait une espece de casque leger, sans crete, avecou sans visiere. La jaque dtait une espece de juste au corpsqui venait au moins jusqu’aux genoux. Jaque, habillementde guerre rembourrd de. coton. Ces jaques , dont nous avonsdepuis fait le mot jaquette, dtaient bourrdes entre la dou-blureen toile et l’dtotfe dont on les composait; ce velementservait ä empecher que la lance ou l’dpöe re percat celui
3 ui en dtait couvert. Les Chevaliers de ce temps portaientes jaques sous leur liaubert de mailles: on en faisait aussien cuir de cerf. La brigadine dtait un corselet de lames defer attach^es les unes sur les autres, sur leur longueur,par des clous rivds. La trousse dtait une espece de carquoisdans lequel les arbaletriers mettaient environ dix-huit fle-ches, suivant l’ordonnauce ci-dessus citde. ( Voyez la milicefran9aise, par le P. Daniel. )
N° 88.
Des Grands-Augustins.
Un bas-relief, en pierre de liais, representant une re-paration publique (aite aux Augustins et ä l’Universite,pour crime commis envers deux religieux de ce couvent,dont l’un lut tue’.