1
MONUMENS
roi de Navarre. II fut comle deMortagne au Perche,pour]a recompense que le roi de France devait äson pere, par ap-pointemens pour les terres d’lÜvreux.
Je ne rappellerai point ici les crimes sans nombre dontCharles le Mauvais serendit coupable , autant par ambitionque par un penchant naturel qui le portait ä la cruautd, mais]a fin tragique de sa vie m’a paru de nature ä fixer l’attention;ja voici: Cet homme cruel, dtant tombd dans un dtat deddpdrissement tel, qu’il nepouvait se servir de ses membres,consulta son mddecin, qui lui ordonna de se faire envelop-per, despieds ä la tete, d’un drap imprdgnd ä'eau-de-vie, dexnaniere qu’il y fut enfermd jusqu’au cou comme dans uneespece de sac. II etait nuit lorsqu’il fut question de lui ad-ministrer ce remede. Une des suivantes du chäteau, chargdede faire la couture du drap qui contenait le malade, dtantarrivde au cou, point fixe oii eile devait terminer sa cou-ture , fit un nceua selon l’usage; mais comme il lui restait unlongbout de fil, au lieu de lecouper simplementavec desci-seaux , eile approcha une lumiere qui embrasa aussito.t toutela toile. Effrayde, eile se sauva, et abandonna le roi qui futdtouffd en un moment. Charles le Mauvais fut ainsi brülevif dans son chateau.
N° 8q.
Des Cölestins.
Deux statues, en marbre blanc, representant deuxenfans de Louis d’Orleans, du nume'ro 7 7 ci-dessus.
Savoir, Philippe d’Orleans, comte de Vertus, morten x 420, age de vingt-quatre ans,
Et Charles d’Orleans, renomme par ses poesies, aieulde Louis XII, bisaieul de Francois I er , et mort en 1 465 ,age de soixante-neuf ans.
Le porc-dpic que l’on voit ä ses pieds, est lä pour expo-nier que son pere lui avait confere l’ordre de ce nom, dontil etait l’instituteur. J’ai fait entrer dans la composilion dece monument des arabesques du temps et un grand bas-reliefen albatre, reprdsentant la mort de la Vierge, proveuantde Saint-Jacqu.es-la- Boucherie. Des details precieux et desexpressions vraies et varides se remarquent dans ce morceau.,dont on ignore le nom de l’auteur.
Voici un dchantillon des talens de Philippe d’Orldansen poesie, tird d’un manuscrit conservd ä la bibliothdquenationale.