DU TREIZIEME SIECLE. 123
N° 23.
Des Cordeliers de Paris.
La statue, en marbre , de Pierre d’Alencon, iils deLouis IX, mort en 1285.
Costum.es.
Gelte figure, sans barbe, selon l’usage du temps, commenous l’avons ddmontrd plus haut, rnontre le compidment del’habit de Chevalier, dont i’institutiou remonte ä Charlema-gne. Elle porte le haubert avec son chaperon de mailles ,jetd en arriere sur lesdpaulesj les manches, les chausses demailles et le gambson. 1 Dans l’action, le chaperon enve-loppait la tete du Chevalier , 2 qui le jetait par derriere aprösavoir old son lieaume , lorsqu’il voulait se vafraichir sansoler son harnois. Le haubert etait Ia principale arme defen-sive, faite pour rdsister ä la lancej eile appartenait exclu-^sivement aux Chevaliers et ä ceux qui avaient./Ze/’ de hau-bert. 3 4 L’usage de cette arme se prolongea jusque sous Phi-lippe de Valois, mort en i35o, et Ton substitua au haubertune armure toute de fer. ( Voyez la statue de Charles d’A-lencon , n“ 46 j celle de Duguesclin , n" 5g , et les autres durnerne temps, que j'ai reunis dans ce Musde. )
Le vetement d’un ecuyer est semblable ä celui du Cheva-lier, ä l’exception qu’il ne pouvait se vetir du haubert, ni
! >orter les manches, ni les chausses de mailles. «Item , lelarnois de l’dcuyer sera tout pareil ä celui du Chevalier, ex-cepld qu'il ne doit avoir nulle chausse de mailles, ne coef-fettes de maiües sur le bacinet, 4 mais doit avoir un chapeau
1 Le gainbson etait un vetement contre-pointe, garni de ßourre oude laine, entrelacde et battue aveo du vinaigre , que Pline, liv. VIII,chap. 48, dit resisterau fer.
2 Voyez dans ce Mns^e, les vitraux des deux extrdmit^s de la sallcdu treizibme siede. Ces vitraux ont etd fabriquds en 1200.
3 II fallait avoh 21 ans passds pour ceindre le haubert. Les aspi-rans, avant que d’etre faits Chevaliers, portaient dans les combats lesarmes des Chevaliers , ä l’exceplion du haubert.
4 Bacinet, chapeau de fer ou casque leger , sans visifere et sansgorgerin : it la guerre et dans les tournois ,’les Chevaliers portaient leh^aume , «jn’ils exhaussaient ordinairement d’un cimier ä lour goüt.Le comte da Boulogne , d la bataille de Bovines , lit ajouter ä sonbeaume des cornes faites de cötes de baieine. Les rois portaient descouronnes sur leur cascjue ä la place du cimier. ( V'oyez les bas-reliefsdu tombeau de Francois I er , qui soat dans ce Mus£e. )