DU TR EIZIEME SIEGLE.
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celle qae portent nos diacres dans leurs fonctions; mais cominece velement de dessus a eprouvd quelques variations, nousallons Je faire connaitre.
Les Frangais , dans les commencemens , portaient unesorte de vetement ou de mauteau qui leur dtait particulier ,et qui, dtant posd sur les dpaules , pendait jusqu’ä terre par-devant et par derriere, et qui, sur les cotds, venait ä peineaux genoux ; mais lorsqu’ils passerent dans les Gaules ilsquilterent cette sorte d’habit, et prirent la cotte d’armes oule sayon des Gaulois , qui passaient ce vetement par-dessusleur armure, ä l’imitation des Grecs, qui,selon Plutarque,servaient ä reconnaitre les Chevaliers. Ce vetement, qui setermiuait ä la naissance des genoux , leur parut plus con-venable ä la profession qu'ils faisaient de la guerre, et sur-lout moins embarrassant dans les combats. Quelques Cheva-liers, pour cacher des ddfecluosites du corps, cominence-reut par alonger leurs cottes d’armes , et les firent descendrejusqu’ä mi-jambes. La nouveautb plait ; et des ce momentles Chevaliers , en general, imiterent ce que la diffonmtedun seul avait fait naitre naturellement : tous alongefentleur cotte d'armee, de teile sorte qu’ils la firent descendrejusqu’aux talons. Cette sorte de vetement dtant presque leseul apparent, puisqu’il couvrait les autres, oii les seigneurs,les baronset les Chevaliers, pussent faire dclater leur magni-ficence , ils le portaient assez commun4ment en drap d’oret d’argeut, garui de riches pannes ou de fourrures d’hermi-nes, de martres zibelines, de gris, de vair, etc.; ce qui estparfaitement exprime par Albert, chanoine d’Äix-la-Cha-pelle, dans la description cju’il nous a donnde des cdrbmo-nies observees par Godefroy de Bouillon, et par les autresbarons francais, lorsqu’ils se prösenlerent devant l’empereurAlexis Comuene : il dit positivement qu’ils parurenl devantluien grande splendeur, portant uu vetement d’un tissu d’or,garui d’hermine, de ruartre, de gris et de vair, vetementä fusage des princes francais. On porta jusqu’a un tel pointle gout de la richesseet de la recherche dans les vetenieus ,qu’en ngo Philippe-Auguste defendit, dans ses ordonnancessur la milice, de porter des habils d’or, d’argent , d’dcar-Jate, des peaux de vair , de gris et d’hermine , dont Ja dd-pense devenait excessive pour le inilitaire. Cet ordre, ditJoinville, fut suivi par Louis IX, qui, en ses voyages d’ou-tre-mer, s’abstiut lui-meme de porter l’dcarlate, le vair etrhermine. « Qu’onques puis en ses abits ne voulut porter nameine vair, ne gris , ne esc.arlate, ne esties ( e'triers) et es-perons dords. » Et cet historien assure que laut qu’il fut ou-