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M O N U M E N S
doit eulrer indubitablement (laus In collection des Monumensfrctnqais , et c’est saus doute par distraction qu’il a ete dö-pose Muse'c central des arts. Lorsque le minislre ra’auraaulorisd a le rdeiamer, il prendra sa place ä la suite desmorceaux curieux qui prdcedenl son epnque. La sculpturedu sarccphage dont je parle est une copie grossierementexdculde d’un tornbean anlique, qui reprdsenle la ddgrada-tion de la natnve par Ja fable allegorique de Proserpine.
Si j’exainine les personnages et les dötails qui concourentä la composition du sujet, je vois Proserpine enlevde ä Ce-res par Pluto», et Mere.ure conduisant le char du dieu desenfers; des serpens, des paniers remplis de fruits . que lessoeurs de rinfortunee verseilt vers le char du ravisseur, etdes flambeaux qui paraissent dclairer la scene. D’apres toutesces observalions , il me parait certain que le bul que l’oiis’est proposd dans ce mouuinent est le talileau des appro-ches de lliiver, ou l’entrde de la dögradation de la nalureet de la lumiere ä l equinoxe d’automne; et l’on sait queProserpine, chez les anriens , servait egalement ä peindreles dquiuoxes de printemps et d’nutoinne, et que cest pourcette raison que les poetes ont feint qu eile liabitait six moisavec Pluto», le prince d s teuebres ou des enfers, et sixm is avec Ceres sa mere. Or, il est plus que demontre queProserpine et Pluton, allegoriquement employds ä la deco-ralion des tonibeaux, repröseutent les tönehres. et consöquem-ment la ?nnrt. Mercure,qui ouvre la marclie du cortege, estegalement lie ä cette fenmie allegorique; eile servait, de con-cert avec ce dieu, ii retirer les ames des corps dans lesqnelseiles etaient engagöes. C’esl le moment du rapt de Proserpineqm est representde ici, par consöquent le passage de Ja vieä Ja mort. Mere.ure, qui ouvre la marche, sera bienlöt uniä ladeesse pour rendie ä 1’harmouie du grand tout la partieetheree de i etre enferinö dans cette tombe : ainsi le but deI’artiste etait saus doute d’exprimer la resurrection.
Costurnes.
Sous Cliarlemagne les armes eprouvörent quelque cliau-gement. Le meine de Saint-Gal, dans la vie de ce prince,outre le casque et la cuirasse , lui dorine des manches demailles en forme de brassards, des cuissards de lames de feret des bottes de fer; ce sout probablemenl des chausses demailles semblables ä celles que l’on voil dans les inoniunensdu treizieme siede. Les gens qui l’accoiupagnaient dtaientvetus de meine , excepte qu’ils n’avaient point de cuissards,