FRAN^AIS, 63
d’un dessin pur, ldger, et du meilleur gout. Vers l’an 1774,ou d(Sierra dans les campagnes de Riom , une stalue en pierretendre, sculplde de grandeur naturelle , dont le travail paraitremonter au commencemeut de notre ere. Cette ligure, ve~tue d'une lougue tuuique, chargde d’un large sabve, soutenuepar une ceinture, et ayaul la tele converle d’un grand bonnetpointu, serublable ä urie tiare , passe pour etre 1’iinnge deVercingentorix, qui resista iong-lemps (laus ces coulrdes auxentreprises de Cesar.
Quelques annees avant la rdvolution , j’ai dessine, en Au-vergne, deux bas-reliefs du moyen iige, qui merilent d’etreremarques; le premier, sculptd en pierre, d’une compositionlibre et ingdnieuse, reprdsente une bacchanale; il elaitplacödans un mur aux envirous de Beaumont.
Le sec nd n’est que le fragment d’une pierre sdpnlcrale;et, si j’eu juge d’apres ce qui reste , et la forme de l’ins-cription dont il est Charge, je pense que c’est le debris d’unancien sarcophage, plus tot qu’un simple bas-relief. 11 repre-senle une ceremonie funebre, et par cela merne devienl tres-remarquable, puisqu’il nous fait voir les cdrdmonies qui sepraliquaient dans ce temps-Jä pour houorer les morts : ony voit parliculierement une pleureuse , tenant de cliaquemain un Jacrymatoire de la forme de celui des anciens ,qu’elle approche de ses yeux , et dans lesquels eile recoitses larmes. Cette pratique des anciens, qui, seion les appa-rences , a passe cheznous, est rarement exprimee avec cetteprecision sur les motiumens comnis. Je reviendrai sur cemonument curieux dans l’ouvrage que je me propose de pu-blier sur les autiquites francaises inddites que renfermentros deparlemens. Cet ouvrage particulier fera suite ä celuique je publie sur le Musde.
Voici l’iuscription dont il est chargd :
D- M-
EMMAE- L VC I AEM- LVCIAE- F- VI X-ANN- XVII- M- V-
Sur la rive gauclie de la Vienne, en allant de Poitiers &Limoges, se trouve le village de Civeaux , si cd lehre dansl hisloire par la bataille decisive que gagna Clovis sur Ala-ric, roi des Visigohts; il reuferme une si grande quautite detombeaux et de pierres sdpulcrales, que l’on eu compte jus-qu ä deux mille de diverses formes , dont les orneraens et