4b monumens
tiiuc'e ä l’dpoque des vendanges, avait un caractere moinsreligieux , et la joie que domie au peuple une recolte abon-dante de fruils s’expnmait par des hurlemens et les cris re-peles de Evati Eve, 1 et par des motivemens fttribotids. I/i-mag'e de Bacchus £tait porige en triomphe ; les Bacchans eties Menades , armes de thyrses et de turches allumdes, tlau-saieut et couraieut par les cliemins comme des luries. Saisisd’enthousiasme par le dien Bacchus , ils faisaient des ca-brioles, des sauts et des bonds au son des cymbales, des sis-tres et des soufflets , inslrumens qu’ils attachaient a leurspieds (-comme ou le voll daus le bas-relief; ) se ddguisantle visage et le corps, 2 ils se roulaient daus cet etat sur desoutres remplies de vin, dont ils savouraient le jus; c’estalorsqu’ils se livraient, hommes et femmes, ä toutes sortes demouvemens iubriques, et ä tous les exces que produit l’i-vresse. Dans les mysteres qui suivaient ces orgies, on sacri-fiait un porc ä Ceres, et un bouc, l’ennemi de la vigne, äBacchus. Siiene, portd sur un äne , 3 lerminait ordiuairementle cortdge ; sa presence, disent les anciens auteurs, annoncaitl'heure du repos, Silen ou Silvan, salut, repos.
N° XXIII.
Un bas-relief antique, romain, representant une jeune
jeunes fitles un bouquet ä l’dpoque oü la nature se renouvelle ; ce quise prutique ordinairement daus nos contrdes le premier jour de mai ;mi.si cet usage se nomme-t-il le mai, präsenter le mai ä une jeunefille, planier le mai, etc.
‘ La feimne cdlesle ou constellation , qui parait dans le ciel ä l’c*poque oü l’on cueille les fruits. On voit dans un coin du bas-relief leserpent d’Eve; ce qui caracterise parfailement une feie d’autornne : eeserpeut est place dans une eiste ou corbeille sacre'e, ainsi qu’il dtaitd’usage dans les my.stüres de Bacchus et daus ceux des Ophites, secteelirefienne qir reverait Je serpeut de Bacchus.
3 Les Bacchantes et Baccliaus , pour se deguiser , commenrürentpar se couvrir les joues^lu sang des vicliiues que l’on sacrifiait a laBivinitd ; ensuite ils prefdrdrent le jus de outres , du raisin ou la liede vin ( enfin nos femmes se servent du rouge: J ils se drapaient aussiavec les p'eanx d.'s vicli.jies , boucs , cliüvres, tigres, etc., et, parsuite, des hommes s’introduislrent dans ces peaux, et marchaient itquatre pattes ä la oe'-emonie, ayant sur le visage des raasques liideuxfaits d’ecorce d’orbres , en iDiitant toutefuis l’aniuial qu’ils voulaieutrepresenter. Notre carnaval est une suite de ces fetes bar.hiques.
3 Cet animal , disent les anciens poetes , uionte par des Satyreset des Süünes , coinpagnons de Bacchus , dieu du jour, avait effraydet mis en fnite, par le son de sa voix , la troupe des geans , ermemisde la lumiire, coatme Bacchus, moatd sur im lion , avait uais enpiüces leur chef Röthus.