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ordre, tcls qu’Apollon, Bacchus, elc., il paraitrait certainqu’ils y attachaieut la meme idde; car ces artistes inirnitablesont eu le soin de ponserver dans leurs formes le degrd dedistiuction qu’ils attribuaieut au personnage qu’ils represen-taieut. La seule inspectiön de l’Apollon frappe, et il esl iin-possible de ne pas le reconnaitre pour im dien ■ celte slalueporte un si grand caraclere, qu’elle ordonne aux morteis quioseüt l'approcher de lomber ä ses pieds. Cette expressionpuissanfce a dtd savamment mduagdepar les statuaires grecs;on remarque meme une sorte de dignile et de virginitd dans lapartie sexuelle, qu’ils avaient gdndralement le soin de ne poiutcouvrir. La slatue de Chabrias, vulgairement connue pourelre un gladiateur, n’off’re aux regards eclaires que l’aspectd’un homme parfaitement organisd et bien saisi dans toutesses proportions : on l admire, mais il n’elonne pas. Les Athe-niens lui drigerent cette statue pour avoir soutenu seul avecJes siens le choc d'un combat contre Agesilas, gdndral desLacdddmoniens. 1
La slatue dont je parle, reprdseute Mdleagre se disposantüt partir pour la chasse; eile est de marbre penlelicien; eileofl’re de grandes perfections dans le ddveloppement de sescontours, et dans la composition morale du sujet. L’artisle asaisi avec beaucoup d’art la noble sbvdriid qui c.onvenait ä laSituation de Mdldagre : son impatience eclate, et il brule deddlivrer sa patrie du sanglier destructeur, pour ddposer sadepouille aux pieds de son amante. Ce jeune homme, laflamme dans le cceur, est reprdsentd dans Tage de la force;ses muscles sont nourris sans'etre grossiers; ses jambes svel-tes, et sernblables ä celles de Diane , vont le porter en uninstant dans le fond des forets ; ses yeux , quoiqueardens, sontdoux, et portent cette teinte de mdlaucolie que donne l’ar-deur de l’amour ; son cceur palpite, et sa bouche rafraichiepar un souflle de Zdphire , brüle eucore pour Atal nie.
' Chabrias , general athdnicn , cdlibre par ses granries aelions ,defit, dans un combat naval , Pollis, general Iac^demouien. Envoydau secours des Thebains contre les Spartiates, et abandonnd de sesallids , il soutint seut, avec ses gens , le choc des ennemis. Il fit inet-tre ses soldats l’un contre l’autre, un genou en terre , couyerts deleurs boucliers et ^tendant en avant leurs piques : Chalrias d leurtete se mit en arret et en etat de def ense , dans la pd'sture de la statueconnue sous laJausse denomination du gladiateur.
Le courage que montra Chabrias, et l’attitude serrde de ses soldats,empecherent qu’ils ne fussent enfoncds : Agesilas, gdndral des Lacd-ddmooiens, quoique vainqueur, fut obligd de se relirer. Les Athe-niens drigerent it Chabrias une statue dans la posture oil il avait «om-battu.'Il pdrit au sjdge de Chio, l’au 355 ayaut notre fcre.