AVANT-PROPOS. 9
notre ecole etait plongee dans la plus alfreuse barbarie.De]a la peinture et la sculpture etaient florissantes enllalie; dejä en Allemagne, Albert Dürer avait fonde uneeco’e d’arts, lorsque , domines par la Superstition, nousosions ä peine fbrmer un trait. On trouvera daus le tom-beau de LousXü le commencement de s forme s raison-nees et du bongout. Vierit eusuite celui de Francois 1 er ,par le savant Philibert Delorme. Le moiuiment erigepar Catherine de Medicis ä la lamille des Valois, executepar Gennain Pilon , sur les dessins de Primalice , offreaussi de grandes perfections.
Volks, Goujon et Cousin, dignes fondaleurs de l’e'colefrancaise, vous avez aussi agrandi les arls, et l’e'rcctionde vos lombeaux esl une dette que j’ai voulu pajer enfeveur des siecles ä venir. Ces monumens ont ete exe’-cutes d’apres mes plans et mes dessins , ainsi qu’unegrande partie des monumens renfermes dans ce Muse'e,que j’ai ete oblige de recomposer et de rajuster, selönleur age, ä cause des prodigieuses mutilations qu’ils avaientsouffertes.
Un genie bienfaisant a sans doute enfante le dix-sep-tieme siede pour l’honneur de la nation francaise, guer-riers, poetes, hommes d’elat, peintres, statuaires, gra-veurs, etc., tous ont marclie sur la meme ligne vers l’im-mortalite. On retrouvera, avec interet sans doute, lesmonumens de Richelieu, de Mazarin; ceux de Turenne,Conde, Bignon , Lulli, Lebrun, Mignard et les statuesde Lesueur, Sarrasin, Pujet et celle de Nicolas Poussin,le peintre des poetes et des philosophes.
Le dix-huitieme siede porle aussi son caractere par-ticulier; et l’art, quoique degenere par un goül laux quis’eta t introduit, olirira des details interessans pour sonbistoire. Les Coustou, Boudiärdon, Lemoineet Pigalle,nous 011t laisse des monumens curieux par les person-nages qu’ils representent; et Ton verra sans doute avecplaisir les Crebillon, Maupertuis, Chevert et Caylus,orner notre recueil.
O Drouais! fils d’un artiste estimable, tu illuslras aussi