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V \7 T ^ ait conn °i^ re <l ue fuivant certain degré de l'inclinaifon de te plus ou moins loin enun temps qu'en un autre. La vérité AvH. XVI. la machine , une Bombe d'un certain poids peut-eftre jet- eft qu'une machine de cette nature ne fçauroit jetter destée : car il n'y a point de raifon qui puiflè faire qu'elle jer- Bombes, ny fi pefantes, ny fi loin, que font les Mortiers.
C h. xvii.
Tertttouthttfr
tour.
Sentait*.
CHAPITRE XVII.
De la proportion des pierres avec les trous de la Ballifie qui les jette.
LA Balifte qui jette une pierre de deux livres, doit avoir le trou de Ton chapiteau dela largeur de cinq doits : fi la pierre eft de quatre livres, il doit eftre de fix à feptdoits : fî elle eft de dix livres, il fera de huit doits : il elle eft de vingt livres, il fera de dixdoits : fî elle eft de quarante livres , J il fera de douze doits & trois quarts. Si elle eft de foi-xante livres , il fera de treize doits & d'une huitième partie : fî elle eft de quatre-vingt li-vres , il fera de quinze doits : fî elle eft de fîx vingt livres, il fera d'un pie & demy & d'un ^.demy doit : fî elle eft de cent foixante livres, il fera de deux piez : fî elle eft de cent quatre-vingt livres, il fera de deux piez & cinq doits : fî elle eft de deux cent livres 3 il fera de deuxpiez & fîx doits : fî elle eft de deux cent dix livres, il fera de deux piez & fept doigts. Si el-le eft de deux cent cinquante livres 3 il fera de deux piez ôc onze doits ôc demy.
Apres avoir réglé la grandeur de ce trou, qui eft appelle en Grec z peritretos, il faut cher- Jcher les proportions chxgros rouleau. Sa longueur doit eftre de deux diamètres du trou avecune douzième & une huitième partie de ce diamètre ; fa largeur, de deux diamètres & un,
i. Il sera de douze doits jî trois^ii arts. Dans le peud'efperance que les fçavans ont depouvoir reftituer ce qui manque dans les def'criptions desCatapultes, 8c principalement des Balliftes, Buteo s'eft tra-vaillé à corriger ce qui s'eft rencontré de manifeftementfaux dans les proportions du trou de la Ballifte avec le poidsdelà pierre ;ce qu'il a fait avecl'exadtitude Gcometrique&Arithmétique que Vitruvedit eftre necelTaire, & qu'il fem-fcle n'avoir pas fuivie: mais parce que ces corrections chan.gent beaucoup le texte , fans éclaircir autrement la chofe;jen'ay pas jugé qu'il fuft à propos de les fuivre; j'ay tra-duit feulement le texte tel qu'il eft à la lettre. Et il faut re-marquer en palîant, que Buteo, qui pour prouver que Vi-truve s'eft trompé lorfqu'il a prétendu qu'il falloit aug-menter le trouàproportiondel'augmentationdu poidsdelapierre en doublant le diamètre du trou lorfque le poids eftdoublé, apporte l'abfurdité de la groflèur de la corde , quideviendroit énorme dans les grandes Bifliftes, tombe luy-mefme dans une pareille abfurdité, à caufe de la faufle fap-pofition qu'il fait que les cordes eftoient delà grofleurdutrou :car de là il s'enfuie que pour bander une Ballifte quijette une pierre de dix livres qui eft un poids allez medio-cre, il falloit un cable de dix doits de diamètre , c'eft-à-direenviron de fix pouces de Roy, & felon fa fupputation il yauroit eu des Balliftes dont les cables auroient eu plus de troispiez de diamètre ■> car il y en avoit qui jettoient des pier-
res encore bien plus pefantes que ne font celles que jettoientles Balliftes dont il eft parlé dans ce chapitte, qui ne vontqu'à deux cent cinquante livres j celles dont il eft fait men-tion au dernier chapitre de ce livre, allantjufqu'à trois centfoixante. Or il n'eft pas concevable qu'un cable de trois piezde diamètre puiile fervir à une Ballifte, parce que ce cibledoit eftre entortillé autour d'un moulinet.
x. Peritretos. Il aefté parlé de Peritretos au 2 chapitredu premier livre, auquel lieu ce mot eft mis pour le trou dela Ballifte: icy c'eft la partie appeilée/raf«/* en Latin. Phi-lander croit qu'il faut fuivre la premiere explication que Vi-truve a faite de ce mot, & qu'il doit eftre pris pour le troude la Ballifte, c'eft pourquoy il corrige cet endroit en lifant,cum etgo forarninis , quod Gr^c'e peritreton appellatur , ma~gnitudo fuerit infiituttt , deferibattir fcutula , &c. J'ay fuivyfon opinion , parce qu'il m'afemblé qu'il n'y avoit point deraifon cpefcmula, qui eft une choie inconnue, fuft appelleeperitretos, c'eft-à-dire , percée tout à l entour ; 8c qu'il y aquelque apparence que le trou delà Ballifte peut eftre ap-pelle ainfi : car le mot peritretos fe peut prendre en deux fa-çons , & fignifier ou une chofe qui eft percée de plufieurstrous tout à l'entour , ou qui a un trou que l'on a agrandytout à l'entour par pluiîeurs coups de cifeau , qui font quece trou va en s'élargiflant, par exemple, comme un enton-noir, ou comme le pavillon d'une trompette. Or cette der-nière manière peut fort bien convenir au trou de la Ballifte,
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EXPLICATION DE LA PLANCHE ****.
Dans la premiere Figure A B CM M. efi un affufi qui a des roues. D Je bras de la 'Ballifie quijette la Bombe.E, la Bombe retenue par une main compofée de trois branches qui comme des doigtsferrent la Bombe. F G 3 deux poulies tirées par les contrepoids Hi. KK LL, l'ajfemblage qui porteles poulies. L L , les foutiens de l'ajfemblage qui fervent à baujfer f0 a baiffer l'affemblage pour Ppointer la Ballifie. MM, les crémaillères où font arrefie^ les foutiens. IV N, l'efieu de l'ajfembla-ge quifert au fi d'arrefi contre lequel le bras vientfrapper. 0 0, une grande roue à laquelle les pou-lies J? G, font attachées quifert a monter les contrepoids. P ,un cable qui efiantfur la grande rouecomme fur une poulie monte les contrepoids lorfqu'elle efi tirée par le moulinet J O C.
La II. figure reprefenteles differens pointemens delà Ballifieffuivantles differ-ens degreed 'inclinaisfon qu'on luy donne .R,S,efi la machine pointée pour jetter la Bombe a plomb de bas en hautMui efllorCque l'ajfemblage e(l couché &fur le premier degré. Dans TV. elle efi pointée pour jetter horizontale-ment lorfque l'ajfemblage efi élevé drçit au 90 degré.Dans XT, elle efi pointée au degré4$.Il eftaiféde concevoir que fiantpointée aux autres degré? elle produira des effets moyens entre les extrémités.
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