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C h A p. X. prendre le ' Repofoir qui eft autour du Bain , & le 9 Coridor. Ce Bain doit eftre éclairé j±* *par en haut afin qu'il ne foit pas obfcurcy par ceux qui font à l'cntour. Il faut que ces^ Re-pofoirs qui font autour du Bain foient allez grands pour contenir ceux qui attendent queles premiers venus qui font dans le Bain, en fortent. Le Coridor qui eft entre le mur & laBaluftrade ne doit pas avoir moins de fîx piez de large : parceque le degré qui eft au def-fous, & l'appuy de deflus en emportent deux.
10 Le Laconicum ou Etuve à faire fuer, doit eftre jointe avec l'Etuve qui eft tiède, & il *faut que l'une & l'autre ayent autant de largeur qu'elles ont de hauteur jufqu'au commen-cement de la voûte qui eft en demi rond : au milieu de cette voûte on doit laifler une ou-verture pour donner du jour, & y fufpendre avec des chaifnes un bouclier d'airain, par lemoyen duquel, lorfque l'on le hauiîera ou baifTera , on pourra augmenter, ou diminuer lachaleur qui fait fuer.Ce lieu doit aufli eftre arondy au compas afin qu'il reçoive en fon mi- Blieu également la force de la vapeur chaude qui tourne & s'épand dans toute fa cavité.
S. Le Reposoir. J'ayainfi interprété le mot grecSchola, qui fignifie un lieu où l'on demeure fans agir & fanstravailler du corps. C'eftoit un endroit dans les bains oùceux qui vouloient fe baigner attendaient qu'il y euft placedans l'eau. Quelques-uns eftiment que c'eftoit un Portique:Barbaro croit que Vitruve a ainfi appelle le rebord du badindans lequel l'eau eftoit contenue.
9. Le Coridor. Philander & Barbaro veulent qu'jil-•veus que j'enterprete Coridor, foit icy la mefme chofe quelabrum qui eft le badin où l'on fe baigne ; ce que je ne puiscroire, à caufe de la petiteife de ce bain , qui felon la fuppu-tation de Barbaro n'auroit que quatre piez : car cette gran-deur ne peut eftre fuffifante pour un bain public tel qu'eftceluy dont il s'agit, qui devoit eftre fort fpacieux ; puis-qu'il eft dit qu'il devoit eftre proportionne au nombre dupeuple, ce qui ne peut eftre entendu d'une baignoire de qua-tre piez de long, qui n'eft que pour une feule perfonne ; &d'ailleurs on fçait qu'il y avoit des bains fi grands que l'ony pouvoir nager, & qui pour cette raifon eftoient appeliezColymbethrs. : Mais ce qui eft dit i'alveus , fçavoir, qu'ilcft entre le mur & la Balluftrade, inter parietem & pluteum,fait entendre allez clairement quWt»«w ne peut eftre lebain. Toute la difficulté eft fur l'équivoque à'alveus , quiàla vérité eft fynony me avec labrum ,& ne peut fignifier un
Coridor que métaphoriquement 5 mais cette fignificationeft familière à Vitruve, ainfi qu'il a efté expliqué à l'en-droit où Aa^eWe alveolau-fi Jlylo'ùatavi , un Piedeftail con-tinu dont la corniche & labafe font des faillies qui laiflentune partie enfoncée dans le milieu & femblable à un canal.Jay cru que dans Fobfcurité & dans la confufion de cetendroit je pouvois donner cette interpretation au texte deVitruve, principalement la chofe eftant auiïi claire qu'elleleft , comme il fe peut voir par la Figure de la PlancheX L V11 I , qui eft conforme en cela à celle que Pyrrho Li-gorio a deffînée fur un bas relief antique , & qu'il a commu-niquée à Mercurial : car il paroift par cette figure que lebain eftoit un balîin de pierre dans lequel un grand nombre ^de perfonnes fe pouvoient baigner enfemble ; & qu'autour v"de ce badin il y avoit aux deuxeoftez marquez C Cdansla Planche X L V11 I un efpace aflez large, & que le longdes deux autres coftez il y avoit une Balluftrade qui faifoitun Coridor D D , de chaque cofté.
10. Le Laconicum. Les Anciens appeîloient ainfiles Etuves feches, parce que les Lacedemoniens en ont eftéles inventeurs, & qu'ils s'en fervoient ordinairement. Mer-curial reprend ceux qui confondoient le Laconicum , quieftoit le lieu où Fon fuoit , avec YHypocaufium, qui eftoitle fourneau quiéchauffoit le Laconicum.
Chap.XI.
CHAPITRE XI.
Comme il faut bafir les Paleftres ($ les Xjfles.
BIenquei les Paleftres ne foient pas en ufage en Italie, je ne lailferay pas de décrireicy comme elles doivent eftre bafties, & de quelle manière les Grecs ont accoutuméde les faire.
1. Les Palestres. La Paleftre parmy les Grecs ont en françois. Néanmoins la plufpart des Auteurs , ne
eftoit un Edifice public pour toutes fortes d'exercices tant prennent la Paleftre que comme une Académie pour les
de l'efprit que du corps , comme eftant compoféd'un Col- exercices du corps ,fuivant l'etymologiedu nom que l'on
lege , Se d'une Académie, dans la fignification que ces noms fait venir de paie, qui en grec fignifie laluitte.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XLIX.
Cette Planchée file Plan de la Paleftre. A A A, font les trois Portiques fimùles du Periftyle.
D
defile Bain d'eau froide, appe lié Loutron. H, eft le magafin des huiles, appelle Ela^otheiium.1 1 eft le lieu frais, appelle Apodytcrïum. K , eft le pajfage qui va au Propnigeum. L } es} le lieuoit l'on allume le feu, appelle Propnigeum. M, eft l'Etuve, appelle Laconicum. N > eft l'Etuvevoûtée. O jgft le Bain d'eau chaude. QJ^> eft le Portique double qui regarde le Septentrion. KR,font les chemins bas pour s'exercer. S S 3 Jont les bois de Platanes. T T\ font les fieges de Ciment.F V >font les allées découvertes, appellees Peridromides. XT,eftle Stade.
Dans