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Les dix livres d'architecture de Vitruve
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Six 'ajottjltdix.

fi deux font la quatrième partie de l'Obole dans les Dichal-ques , trois le puiflènt eftre aufîi dans le Trichalques , fi cen'eft que les plus petites pieces de cuivre dont eftoient com-pofées celles qu'on appelloit Dichalc a ouTrichalca fullèntdedifFerens poids, en forte qu'il y en euft de plus légères dont ilfalloit trois pour faire le quart de l'Obole, & d'autres moinslégères dont il falloit feulement deux.

13. La monno ie qui en est com posée. C'eft-à-

6 0 VITRUVE

Chap. JL de ces oboles que quelques uns appellent U Dkhalca & d'autres Tricbalca , y ont elle mis Apour les vingt-quatre doigts.

Mais nos Anceftres ont premièrement reçeu la dizaine comme un nombre très-ancien&ont fait le denier de dix altes d'airain > ck c'eft pour cela que J * lamonnoyequieneft *compofée a toujours elle appellee jufqu'à prefent denarius , & fa quatrième partie Jéftercequi valloit deux ailes &: demy *. enfuite ayant confideré que les deux nombres parfaitsfont fix & dix, ils en compoferent un des deux, & en firent un tres-parfait qui eft le m de- *euffis fexis ou feize. Ce qui leur a fait faire cela, c'eft le pie qui provient de ce que *i deux *palmes eftant oftez de la coudée, les quatre palmes qui relient font le pié s 1 - & le pal- *me ayant quatre doigts V le pied en doit avoir feize, lS qui eft autant que le Denier a *d'ailes d'airain.

u.Dichaica o u T r 1 c h a t c a. Il eft impoflible que parties, & celuy qui eft gravé en la Vigne de Mathei qui en a ®

jufqu'à 1315. On trouve amli de la diveilité dans les n efuresdes Ancieis, & le p é des Grecs n'a pas auffi toujours efié pa-reil. Mais il paioii' qie le pié plus commun parmy les Grecseftoit plus grard d'une vingt-quatrième partie que celuy quieftoit aiifli le plus commun parmy les Rorjiains : & cela feprouve par Hérodote , Suidas & tous les autres AuteursGrecs, qui difelit que leui ftade avoit 6eo piez , auquel les^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ Ecrivains Latins, comme Pline & Columellc , en donnentdire la monnoye qui eft compofée de dix Allés. Car le isiumus 61$. Ce qui fait voir que le pié Grec eftoit plus grand que ledes Romains fignifioit en general toute forte de monnoye,qui Romain d'une 14 partie qui eft environ cinq lignes de noftJEÇeftoit fpecifiée en y ajouftant un adjeétif, & on difoit numus pié de R oy , cn qu'il eftoit plus petit que noftre pié de RoyDenarius & numus Seftertius pour lignifier le nombre des environ de huit lignes. Et cela fe rapporte affez bien avec laAiles dont il eftoit compofé qui eftoit dix dans le 'ùenarius mefure d'un pié Grec qui fe trouve dans le Capitole , qui a&deux & demy dans le Seftertius , dont le Denarius conte- mille trois cent cinquante-huit des parties dont le noftre anoit quatre. Villalpar.de corrige ce pallàge qui a, in denario mille quatre cent quarante.

dsnos œreos affes conftïmerunt , è' e ' a re comvofitio numm ad Joignant la figure qui reprefente la proportion dit corps C

hodiernnm d'c^n D'narit nomen retinet : il ofte compofîth humain j'ay fait graver trois piez, fçavoir le Grec , le Ro-Htmmi qu'il pretend avoir elle pris dans la marge pour la main , & noftre pié de Roy , avec les divifions qui font par-mettredans le texte. ticulieres a chacun. Tout ce que j'ay pu faire a efté de leur

14. D cussissexis. Villalpande aime mieux lire donner une proportien jufte à l'égard l'un de l'autre; car pourDecufsifex : pour exprimer le decaex du Grec. ce qui eft de leur grandeur pofitivement & au vray , je n'ay

15. Deux pALiits estant ostez delà coud f/e. pas efperé de la pouvoir faire voir fur le papier, à caufe desphilander remarque qu'il y avoit trois fortes de coudées,fça- changemens qui luy arrivent necefïàirement & difrerem-voir la grande qui eftoit de neuf piez, qui faifoient environ ment, felon qu'il eft plus ou moins ou épais, ou fort, ouhuit pieds & deux poulces de Roy, la moyenne qui eftoit de mouillé. J'ay feulement donné plus de grandeur à la gra-deux piez, qui revenoient environ à un pié dix poulces de veure qu'il ne faut,felon qutj'ay reconnu par des épreuves furRoy ; & la petite caù eftoit d'un pié & demy, & qui faifoit plufieurs foi tes de papiers, qu'il le falloit faire à peu prés,environ un poulce & demy moins que noftre pié & demy de 18. Qu 1 est autant que leDenier a d'Asses

Roy 5 de forte qu'il faut que la petite coudée foit celle dont , d'à 1 r a in J'ay corrigé fuivant Philander en Iifant &reos auVimwe entend patlef. lieu à'œreus denarius , & rapportant a^eos à aljes & non pas à

16. Et le r a l m e ayant quatre doits. Il y denarius parce que le denarius n'a jamais efté que d'or onavoir auffi deux fortes de palmes, ivoir un grand & un pe- d'argent. Mais il y a une autre difficulté dans ce paflàgé à eau- Dtit qui partageoient le pié en deux parties inégales, le grand fe de la contradiction qui s'y rencontre avec ce qui a efté diteftoit de douze doits, & le petit de quatre. auparavant, fçavoir que le denier eftoit compofé de dix Affes

17. L e p 1 e' e n doit avoir s e i z e. Le pié des An- d'airain ; Et il eft dit icy qu'il y en a feize. Pour expliquerciens eftoit divife en palmes, onces ou poulces , & doits ; cette difficulté , il faut ivoir qu'anciennement à Rome lesayant quatre palmes , douze poulces & feize doits. Celuy Affes dont les dix faifoient un Denier, pefoient chacun douzedont Vitruve parle , eft le pié Romain que nous appelions onces, &c qu'enfui e au temps de la premiere guère Punique,l'antique Romain 5 qui eftoit plus petit que noltre pié deRoy la Republique citant endettée on trouva à propos de rabaif-de treize lignes , & de ; fuivant la mefure du pié qui eft à fer les monnoyes cn reduifantles Allés a deux onces -, & en-Rome au Capitole, dit de Luc. Petus, qui a 1306 parties des fuite pendanr les guerres /Annibal , jufqu'à une once :1440 qui divifent noftre pié de Roy en partageant en dix Mais en mefme temps on reforma anffi la valeur du denierchaque ligne dont il a 144 : Car il y a d autres piez anti- en le faifant de feize Affes , au lieu.de dix que l'ancien val-ques qui font plus grands, tels que font celuy qui eft gravé loit. Pline & Feftus font les Auteurs de qui nous apprenonsfur le tombeau d'un Architecte à Belveder qui a 1311 de ces cette particularité de l'Hiftoire.

EXPLICATION DE LA PLANCHE VIII.

Cette Figure reprefente le premie r genre de Temple appelle A Antes ou A ParastateSjEparce mil n'a point de Colonnes ait droit des encognures t mais feulement des Pillaftres quarre^que les Anciens appelaient Antes ou Parafâtes. Vitruve en derme un exemple qui ejiun Templede la Fortune dont on ne fçaitpoint les particularité^. C'eft pQ.ircuoy.dans cette Figure on s' eftdonné la liberté de luy attribuer un Ordre que ton a jugé convenable au plus Jimple de tous les Tem-ples. On l'a fait aujji de la manière appellee Arœoftyle , c'efl-a-dire , à Colonnes rares 3 parce quelleconvient a l'Ordre Tojcan. On'a efté obligé d'y faire un double Fronton 3 a caufe de la double cou-verture qu'il a s fçavoir celle du Temple & celle de la faillie qui couvre la Porte & qui eftfouflenuëpar ces deux Colonnes. La proportion des Frontons dont U hante ur eft extraordinaire eH expliquéeau chap. 7. du 4. Livre.

De