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Tome second (1780)
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280
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iSo Des C h a r l a t a n s,

ner efl: celui qui eil le moins en etat dele faire, ainfi tout doit mal aller; & lesevenements ridicules & fächeux deviennentnecellaires par la conftitution de la So-ciete. Lhomme dun fens exquis ne voitfouverit que par les yeux dun fot, dunintrigant, ou dun fourbe : il juge mal ,& fe conduit mal. Lhornme dun vrai me-rite ne peut pas fe lier avec ceux qui ai-ment a cabaler , & ce font eux qui fou-vent conduifent les autres.

II y a encore quelques autres raifons ,mais je me bornerai a en rappeller unefeule , que jai deja indiquee il y a plu-fieurs annecs; cell que, prefque'genera-kment, nous aimons mieux ceux qui de'-raifonnent avec nous que ceux qui nousprouvent que nous deraifonnons.

Jefpere que les reflexions que chacun ferafür ces caufes de nos erreurs , contribue-ront k en diminuer leffet, & a detruiredes prejuges dont cliaque jour fait voir lesfuites funeiles,