iSo Des C h a r l a t a n s,
ner efl: celui qui eil le moins en etat dele faire, ainfi tout doit mal aller; & lesevenements ridicules & fächeux deviennentnecellaires par la conftitution de la So-ciete. L’homme d’un fens exquis ne voitfouverit que par les yeux d’un fot, d’unintrigant, ou d’un fourbe : il juge mal ,& fe conduit mal. L’hornme d’un vrai me-rite ne peut pas fe lier avec ceux qui ai-ment a cabaler , & ce font eux qui fou-vent conduifent les autres.
II y a encore quelques autres raifons ,mais je me bornerai a en rappeller unefeule , que j’ai deja indiquee il y a plu-fieurs annecs; c’ell que, prefque'genera-kment, nous aimons mieux ceux qui de'-raifonnent avec nous que ceux qui nousprouvent que nous deraifonnons.
J’efpere que les reflexions que chacun ferafür ces caufes de nos erreurs , contribue-ront k en diminuer l’effet, & a detruiredes prejuges dont cliaque jour fait voir lesfuites funeiles,