Druckschrift 
Tome second (1780)
Entstehung
Seite
273
Einzelbild herunterladen
 

US#,

-*

m

ds

Des Charlatans. 2.73§. 627. Heureufement tous ces remedesquon debite ne font ni aufli accredites, niaufli dangereux; mais lon doit juger tou-tes ces affiches für ce principe; je nen con-nois point de plus vrai en Phyfique & enMedecine, ceft que quiconque annonce um

quelques alindes, celui den interdire Tentrde fou 9des peines fdveres. Si ceft un Anti Ailhaudifte qullait fait par bomd pour moi, & dans lidde que jgcfevois y rdpondre, je lui fais mes excufes de ce queje ne ddfere pas d fon avis; & je ne doute pas quilnen change dds quil voudra bien y reftdchir un mo-ment. Des deux nouvelles vi&imes, dont je parledans ce paragraphe, Tun dtoic un homme robufte de55 ou 56 ans, qui jouilloit de la plus parfaite fantd,ä cela prds quil avoit des pefanteurs dans leftoinaeaprds le repas, depuis quelques annees; les preraie-res prifes ne lui firent pas grandchofe, la cinquiemeoccafionna une hdmorragie dans leftomac; il pdricrapidement en vomiflant ou en rendant par les feilestout fon fang : lautre dtoit un homme qu'une fuitede veillees avoient dchauffd au point que laus pou-voir jouir dun bon fommeil, il dtoit affoupi dds quilne marchoit pas; les fameufes poudres le rendirencfou, le cerveau senflamma, fuppura, & le maladepdrit au moment labcds fe rompit : ce font, je-crois, les derniers qui aient fait ufage, dans ces quar-tiers, de cette poudre miracuieufe d laquelle il fautaufli favoir rendre juftice : un de mes amis ma diileur avoir Obligation; elles le tirerent, il y a dix-huit ou dix-ueuf ans, des ddtreftes dune conftipa-tion opinidtre qui rdfiftoit d la manne & aux Lave-ments; mais elles ddtruifirent ft bien la mucofitd desinteftins, quil a fonffert pendant plufieurs anndes descoliques atroces, quil ndvite encore aujourd'hui quepar un rdgime auquel il eft peut-dtre le feul hommequi vouiüt saftreindre.

' ' M v

f]%